Kinshasa, 23 octobre 2026 (ACP).- La politique sectorielle du ministère de l’Économie nationale pour la période 2026-2030 a été validé jeudi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), par le ministre de tutelle, en vue de promouvoir la production nationale et la régulation du marché intérieur, lors d’un atelier technique organisé à cet effet, selon un communiqué consulté vendredi par l’ACP.
<< Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a procédé, jeudi, à la validation de la politique sectorielle 2026-2030 de son ministère. Les travaux se sont déroulés en présence des responsables de l’administration, des experts et des partenaires techniques et financiers, dont le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)>>, a-t-on lu dans le communiqué du ministère de l’Economie nationale.
Selon la source, le ministre de l’Economie a, à cette occasion, reconnu la résilience remarquable de l’économie congolaise, tout en relevant le paradoxe d’un pays disposant d’importantes ressources naturelles et d’un vaste marché intérieur, mais où une grande partie de la population demeure confrontée à la pauvreté.
« Le défi qui est le nôtre, ce n’est pas de nous contenter de cette résilience, mais de passer à une autre échéance », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de transformer les potentialités économiques du pays en résultats concrets pour la population.
Pour le ministre de l’Economie, une meilleure connectivité du territoire national et une formalisation accrue des activités économiques pourraient contribuer à accroître significativement le produit intérieur brut (PIB). Cette dynamique devrait également favoriser la réduction de l’extrême pauvreté, de l’insécurité alimentaire et de la dépendance alimentaire, tout en renforçant la souveraineté alimentaire de la République démocratique du Congo.
M. Mukoko a précisé que l’objectif de cet atelier n’est pas de produire un document supplémentaire, mais de doter le ministère d’une véritable boussole pour guider les réformes engagées, les actions à poursuivre et les résultats attendus au cours de la période 2026-2030.
Il a fait savoir que la politique sectorielle 2026-2030 s’articule autour de cinq axes stratégiques complémentaires, à savoir : produire davantage, améliorer la circulation des biens, organiser le marché, intégrer progressivement les acteurs économiques et disposer d’une administration capable de conduire les transformations nécessaires.
Il a ainsi invité les participants à vérifier la solidité du diagnostic, à clarifier les objectifs et les résultats attendus, à apprécier la faisabilité des actions envisagées, à examiner rigoureusement leur financement et à prévoir un dispositif précis de suivi et d’évaluation. ACP/B.

