Kinshasa, 27 novembre 2025(ACP)- Le numérique en République démocratique du Congo(RDC), a été reconnu comme une infrastructure stratégique pour le développement et la croissance économique, lors de la clôture mercredi, à Kinshasa du sommet «Africa digital summit 2025», selon un communiqué consulté jeudi par l’ACP.
«Ce forum m’a permis de confirmer à travers les débats que le numérique est désormais reconnu comme une infrastructure stratégique essentielle à notre développement et croissance économique. Les échanges ont démontré que la digitalisation de l’État, la gouvernance des données, la connectivité, les infrastructures critiques ou encore l’intelligence artificielle ne sont plus des perspectives lointaines, mais des priorités auxquelles nos pays doivent répondre avec cohérence et détermination», a déclaré Augustin Kibassa, ministre de l’Economie numérique à la clôture des travaux, cité dans le communiqué.
Alors que s’achève ces deux journées intenses de réflexion et d’innovation, a-t-il ajouté, « je voudrais exprimer toute ma gratitude à chacune et à chacun d’entre vous pour votre engagement et votre présence qui a donné à cette édition 2025 de l’Africa Digital Innovation Summit, une dimension exceptionnelle» a-t-on lu dans le document.
Selon la source, ce sommet se clôture dans un contexte national où la République démocratique du Congo avance résolument dans la mise en œuvre de la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui consiste à marquer une étape décisive, et ce choix politique fort est devenu le fondement sur lequel se construit toute la dynamique que nous avons observée durant ces deux jours.
Augustin Kibassa, a indiqué que la prise de conscience collective a été renforcée par la diversité des contributions des participants à ce sommet.
En parcourant les panels et les démonstrations, a-t-il dit, une certitude s’impose : l’Afrique possède non seulement les talents, mais aussi les idées, les initiatives et les partenariats capables d’accélérer sa souveraineté numérique.
Pour la jeunesse qui a participé au concours et au hackathon, elle a démontré la preuve vivante que chaque projet présenté, chaque solution imaginée, chaque prototype de conflit témoigne de l’énergie inestimable du continent et du pays RDC, selon le ministre.
Au cours de son discours de clôture le ministre Kibasa Maliba a également félicité les jeunes qui ont participé aux concours et qui ont gagné des prix.
«Je m’arrête pour féliciter les gagnants. Mais aussi les perdants, vous n’avez pas démérité, il faut continuer. Car les nombreux engagements ont émergé, les investisseurs, les institutions régionales et les entreprises internationales présentes à Kinshasa ont démontré leur volonté de collaborer avec notre pays et avec la région», a-t-il martelé dans le document.
Pour M, Kibasa, cette dynamique ouvre une ère nouvelle, où les partenariats ne se limitent plus à des intentions, mais s’orientent vers des projets concrets, notamment en matière d’intelligence artificielle, des gouvernements, des data centers, de formation et de cyber sécurité. Ces avancées rappellent aussi que la transformation numérique ne peut réussir que si elle s’appuie sur une coordination forte.
Les discussions ont mis en évidence l’urgence d’harmoniser les initiatives, de mettre fin aux approches et de créer des structures capables d’assurer la cohérence, l’interopérabilité et l’efficacité des politiques communes.
C’est précisément dans cette logique que le gouvernement de la République démocratique du Congo, dirigé par son Excellence la Première ministre Judith Suminwa, s’est engagé à renforcer son pilotage institutionnel à travers des réformes profondes qui seront annoncées dans les prochains mois, a relevé le ministre de l’Economie numérique.
Par ailleurs, il a rappelé les grandes lignes de ce sommet qui a été la mise en lumière du rôle déterminant du secteur privé, des solutions technologiques, des innovations. Mais aussi des capacités démontrées par les entreprises, qu’elles soient congolaises ou étrangères, qui ont illustré à quel point les partenariats publics-privés sont désormais indispensables.
«Il doit être un facilitateur, un catalyseur, un architecte de l’écosystème. Dans cette même logique, la jeunesse a occupé une place centrale tout au long de cette édition », a-t-il fait savoir.
Pour conclure, le ministre a rappelé les responsabilités collectives que chacun a, à offrir pour donner la nouvelle chance.
En croire le ministre, des engagements pris au cours de ces assises ne resteront pas théoriques, ils s’inscrivent dans une feuille de route opérationnelle qui traduira en actions concrètes les enseignements tirés de ce sommet, a affirmé le document.
Organisée par le ministère de l’Économie numérique, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPTC) et l’Agence pour le développement du numérique (ADN), cette activité de deux jours, soit du 25 au 26 novembre, a été placée
sous le thème »Accélérer la transformation digitale souveraine de l’Afrique ». Son objectif consistait à démontrer que le continent africain dispose des atouts nécessaires pour devenir un pôle technologique puissant, capable de rivaliser en cette matière sur le plan mondial. ACP/JF

