Kinshasa, 11 août 2026 (ACP).- Les professionnels agronomes en République démocratique du Congo( RDC), ont été appelés à s’inscrire officiellement au tableau et aux registres de l’Ordre national des ingénieurs agronomes (Onia), conformément aux dispositions légales régissant désormais l’exercice de cette profession, a indiqué mardi à Kinshasa , capitale du pays, son secrétaire rapporteur national.
«J’invite l’ensemble des agronomes du pays à se conformer aux dispositions de la loi n°23/057 du 10 décembre 2023, qui réglemente désormais l’exercice de la profession d’agronome en République démocratique du Congo, en s’inscrivant au tableau et aux registres de l’Ordre national des ingénieurs agronomes», a indiqué Dieudonné Butumbi, secrétaire rapporteur national de l’Onia.
«L’agriculture est désormais une profession réglementée en RDC, une évolution qui impose à chaque professionnel de se faire connaître auprès de son Ordre afin de contribuer à la construction d’une profession forte, organisée et respectée», a-t-il dit.
M. Butumbi a précisé que les ingénieurs agronomes titulaires d’un diplôme de niveau A0 doivent s’inscrire au tableau de l’Ordre, tandis que les techniciens agronomes des niveaux A1, A2 et A3 sont appelés à s’inscrire dans les registres de l’Ordre, conformément aux dispositions de la loi.
Cet appel, a-t-il dit, concerne tous les agronomes, quel que soit leur domaine d’activité, notamment les enseignants des universités et instituts supérieurs, les chercheurs, les doctorants, les consultants, les députés nationaux et provinciaux, les sénateurs ainsi que les hauts fonctionnaires et cadres de l’administration publique.
Le Secrétaire rapporteur national a indiqué que sont également concernés, les directeurs généraux, secrétaires généraux, chefs de divisions et autres professionnels exerçant dans les secteurs privé et associatif, ainsi que les agronomes travaillant à titre personnel.
Il a également invité, les agronomes employés au sein des organisations internationales et des partenaires techniques et financiers, notamment le Programme alimentaire mondial (PAM), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la FAO, l’Unesco et le Fonds international de développement agricole (Fida), à accomplir cette démarche.
Le même appel s’adresse aux responsables et experts des programmes et projets de développement agricole et environnemental mis en œuvre en RDC, notamment PIFOREST, PNDA, PADRIR, PAAD et Projet Avenir, ainsi qu’à ceux intervenant dans l’agriculture, le développement rural, l’environnement, la sécurité alimentaire et la gestion durable des ressources naturelles.
L’inscription au tableau et dans les registres ne constitue pas seulement une obligation légale, mais également un acte de responsabilité professionnelle et un engagement en faveur de l’avenir de l’agriculture congolaise, a-t-il conclu. ACP/ N/K

