RDC : l’intégration des interprofessions dans la loi semencière, une préoccupation majeure des agriculteurs

Kinshasa, 26 juillet 2026 (ACP). — L’intégration des activités interprofessions agricoles dans la loi semencière soumise à l’Assemblée nationale, en République démocratique du Congo, a été présentée samedi à Kinshasa, par un conseiller juridique au ministère de l’Agriculture, comme l’une des préoccupations majeures des agriculteurs, lors de la clôture d’un atelier de validation des revendications de deux jours.

« Les agriculteurs ont apporté des éléments importants qui veulent qu’ils soient intégrés dans la loi semencière soumise au niveau de l’Assemblée nationale. Ils ont voulu que les activités interprofessions agricoles soient reconnues dans cette loi », a déclaré M. Kakule Saa-sita, conseiller juridique au ministère de l’Agriculture et Sécurité alimentaire.

Selon lui, les paysans souhaitent également que l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (Inera) relève à nouveau des attributions dudit ministère. Parmi les autres revendications figurent notamment, la reconnaissance des métiers d’agri-multiplicateur et d’agro-dealer, l’organisation des interprofessions par filières et la protection des semences traditionnelles.

« En tant que dynamique paysanne au niveau national, nous encourageons le député national Jean Claude Tshilumbay de continuer à porter ce texte jusqu’à l’adoption finale par l’Assemblée nationale de notre pays », a affirmé M. Simplice Malembe, chargé de plaidoyer à la Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo (Conapac).

Le conseiller diplomatique du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eddy Toko, s’est félicité de cette démarche harmonisée :

«Je suis donc très satisfait de la contribution des producteurs agricoles quant à la formulation de la loi semencière».

Historiquement, le secteur agricole congolais souffre du manque d’un cadre juridique spécifique pour encadrer la chaîne de valeur semencière. L’accès à des semences de qualité reste l’un des principaux freins à la productivité en RDC. Jusqu’à présent, le pays ne disposait pas d’une loi dédiée, laissant les producteurs face à une prolifération de semences non certifiées et à une faible structuration des filières. La démarche actuelle vise à combler ce vide juridique pour garantir la souveraineté alimentaire nationale.

Organisé par la Conapac avec l’Association des journalistes agricoles du Congo (Ajac) et le soutien de la Fondation Agriterra, cet atelier marque une étape clé avant la transmission du texte finalisé au bureau de la chambre basse du Parlement.

A l’issue de cet atelier, la Conapac entend mettre en place une stratégie de plaidoyer autour de la loi semencière. ACP/E

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