Résilience climatique : 8,24 millions USD accordés à la RDC pour la partie Est

Kinshasa, 16 sept.  2025 (ACP).- 8,24 millions USD ont été accordés à la République démocratique du Congo (RDC) par le Fonds pour les pays les moins avancés dans le cadre du Fonds pour l’environnement mondial pour renforcer la résilience climatique dans les provinces boisées de l’Est du pays, selon un communiqué consulté mardi par l’ACP.

« La République démocratique du Congo a obtenu 8,24 millions de dollars du Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA) du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour lancer un nouveau projet visant à renforcer la résilience climatique dans les provinces boisées et montagneuses de l’Est du pays », a-t-on lu.

D’après le communiqué du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ce projet piloté par le ministère de l’Environnement et du développement durable et nouvelle économie du climat, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), sera déployé dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Maniema. 

Il vise à renforcer la résilience du secteur agricole afin de permettre aux communautés locales et peuples autochtones, pygmées de s’adapter aux effets des changements climatiques.

« La crise climatique menace la survie même des communautés en RDC, en particulier dans les provinces déjà aux prises avec la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la fragilité », a déclaré Damien Mama, représentant résident du PNUD pour la RDC, cité dans le communiqué. Il a ajouté que ce projet permettra de libérer le potentiel des collectivités rurales, en particulier des femmes et des jeunes, en éliminant les obstacles qui les freinent.

  « En renforçant les institutions locales, en fournissant des informations essentielles sur le climat et en défendant l’agriculture durable, nous ouvrons une nouvelle voie vers un avenir plus sûr et plus résilient pour la RDC », a-t-il fait savoir. Damien Mama a, par ailleurs, indiqué que l’initiative est conçue pour assurer une résilience à long terme en intégrant les risques climatiques dans les politiques locales; la promotion de l’agriculture durable; et le renforcement de l’information climatique, afin d’aider les agriculteurs à anticiper et à gérer les risques croissants.

Il a précisé que les solutions fondées sur la nature permettront de relever des défis urgents tels que l’érosion des sols, l’insécurité alimentaire et les tensions liées aux ressources, tandis que les investissements dans des chaînes de valeur résilientes au climat soutiendront les opportunités économiques, en particulier pour les femmes et les jeunes.

Au moins 15 000 hectares de terres agricoles seront soumis à des pratiques résilientes au climat, et plus de 500 agriculteurs principaux recevront des semences améliorées et une formation pour mieux faire face aux sécheresses, aux inondations et aux précipitations irrégulières.

Les femmes chefs d’entreprise seront soutenues dans l’élaboration de modèles d’affaires commercialisables dans les domaines de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles.

« Ce projet s’appuie sur des années de travail préparatoire effectué par le FEM, le PNUD et leurs partenaires pour renforcer la résilience climatique en RDC », a affirmé Carlos Manuel Rodríguez, président-directeur général du FEM cité dans le communiqué. « En s’attaquant aux causes profondes de la vulnérabilité– écosystèmes dégradés, institutions faibles et manque d’opportunités – cette initiative fait non seulement progresser l’adaptation, mais favorise également la paix et la stabilité dans les communautés où le climat et les conflits se croisent », a-t-il ajouté. Pour Carlos Manuel Rodríguez, en mettant l’accent sur l’engagement communautaire, le projet mobilisera des coopératives agricoles, des groupes de femmes et de jeunes, des fournisseurs de semences et des dirigeants locaux. 

Le partage régional des connaissances avec des pays comme l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi sera également exploré, a-t-il dit. Le projet est une contribution importante aux engagements climatiques de la RDC dans le cadre de l’Accord de Paris, par le biais de son Plan national d’adaptation (PAN) et de sa contribution déterminée au niveau national (CDN), tout en faisant progresser les objectifs de développement durable du pays. ACP/

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