Kinshasa, 8 juillet 2026 (ACP).- Une exonération fiscale de six mois pour les jeunes entrepreneurs a été annoncée par le président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, dans le Sud-est de la République démocratique du Congo, en vue de permettre de stabiliser leurs entreprises, selon un communiqué consulté mercredi par l’ACP.
« Nous allons prendre des édits qui vont exempter des fiscalités les jeunes entrepreneurs pendant six mois afin de leur permettre de stabiliser leurs entreprises avant de commencer à payer la fiscalité », a-t-on lu.
Selon la source, cette mesure pourrait apparaître comme un simple allègement fiscal destiné à soutenir l’entrepreneuriat local. Elle soulève une question fondamentale : comment créer un environnement favorable à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs dans une province qui aspire à devenir l’un des moteurs économiques de la RDC ?
« Dans un contexte marqué par un chômage élevé des jeunes, une forte prédominance de l’économie informelle et des difficultés d’accès au financement, cette proposition pourrait constituer un tournant majeur dans la politique économique provinciale », déclaré Cyrille Kimpu, président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, cité dans le communiqué.
Pour Cyrille Kimpu, partout dans le monde, les premières années d’existence d’une entreprise sont les plus fragiles. D’après plusieurs études internationales, une grande proportion des petites entreprises cessent leurs activités avant leur troisième année d’existence.
Il a signifié que les jeunes entrepreneurs doivent souvent faire face simultanément à des difficultés d’accès au crédit, à des infrastructures insuffisantes, à un marché parfois limité et à des charges administratives qui pèsent lourdement sur leur trésorerie naissante. Pour de nombreux porteurs de projets, la fiscalité intervient alors même que l’entreprise n’a pas encore atteint son seuil de rentabilité.
L’initiative annoncée par le président de l’Assemblée provinciale vise précisément à répondre à cette réalité économique. En accordant une période de six mois d’exonération fiscale, la province offrirait aux jeunes entrepreneurs un délai de respiration leur permettant de consolider leurs activités, d’investir dans leur croissance et de construire une clientèle durable.
ACP/K.

