Taux d’accès à l’électricité : l’harmonisation des statistiques recommandée au ministre de tutelle

Kinshasa, 10 décembre 2025 (ACP).- L’harmonisation des statistiques sur le taux d’accès à l’électricité en République démocratique du Congo a été recommandée mercredi, au ministre de tutelle par une plateforme spécialisée dans le secteur énergétique, après avoir constaté la disparité des chiffres annoncés par le gouvernement à travers ses structures, selon un communiqué consulté par l’ACP.
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‎«Le Réseau Mwangaza recommande au ministre des ‎Ressources hydrauliques et Electricité de procéder à l’‎harmonisation, à travers ses services techniques, des données relatives ‎au taux d’accès à l’électricité au niveau du pays et le rendre public », a-t-on lu dans le communiqué du Réseau Mwangaza signé par Emmanuel Musuyu, son coordonnateur ‎

Le Réseau Mwangaza a justifié ses inquiétudes par des incohérences remarquées dans les données du secteur de l’électricité, et a estimé qu’il est plus que temps qu’une harmonisation et fiabilisation soit faite.
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‎S’agissant des incohérences, le réseau a fait remarquer qu’à l’occasion du Business forum Makutano 2025, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Sakombi Molendo, a annoncé plusieurs avancées majeures concernant la gouvernance du secteur énergétique en RDC déclarant qu’« avant la signature du compact énergétique, le taux d’accès à l’électricité desserte en électricité en RDC est passé de 9 % à 21,5 % en 5 ans, soit près de 200 % d’augmentation », une déclaration jugée contraste avec celles des autres services et sources.

« A titre illustratif, le rapport annuel édition 2024 de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité en RDC (ARE) publié en mars 2025 mentionne un taux d’accès d’environ 10,3%, le différenciant du taux de desserte estimé à 28,6%, tandis qu’un rapport de la Banque mondiale, évoque un taux de 22, 1% en 2023. Alors que le rapport 2024 de GOGLA parle de 19% de taux d’accès», a expliqué cette plateforme.
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‎En dépit des disparités de ces statistiques, a poursuivi la source, il est évident que la RDC compte parmi les pays subsahariens à un taux d’accès le plus bas. La faible quantité d’énergie produite est consommée en grande partie par les industries minières. La concentration d’accès reste dans les milieux urbains, contrairement aux milieux ruraux dont ce taux est estimé à 1%, a précisé ce réseau.
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‎Cependant, plusieurs initiatives gouvernementales sont envisagées pour accroître ce taux, dont le projet d’électrification de 78000 villages par la construction de 100 centrales solaires/hybrides, l’étude de faisabilité pour l’installation d’une usine de ‎fabrication locale de panneaux solaires.

A l’absence des données fiables sur le ‎vrai taux d’accès, il sera difficile d’évaluer l’impact de ces initiatives, a argumenté la source, qui soutient que le taux ‎d’accès des entreprises minières (mieux servies) reste confondu à celui de la ‎population (mal servie).
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‎A cet effet, ce réseau a invité le ministre Sakombi à désagréger le taux d’accès par catégorie : ménages, entreprises minières, autres entreprises, petites et moyennes entreprises ainsi qu’à rendre public les mécanismes mis en place pour assurer la ‎transparence et la redevabilité des initiatives en cours de réalisation.
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‎« A l’absence des mécanismes clairs de transparence et de redevabilité dans un environnement exposé aux risques très élevés de corruption et ‎détournement, ces initiatives demeureront des éléphants blancs», a conclu la source.
‎ACP/C.L.

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