RDC : la 1ère édition des « Femmes Pionnières » honore le  parcours universitaire d’une professeure

Kinshasa, 25 août 2026 (ACP).- Le parcours de Marie-Thérèse Kenge, professeure, juriste, universitaire  et pionnière de l’excellence féminine en République démocratique du Congo (RDC), a été inscrit pour être honorée, lors de la 1ère édition des «Femmes Pionnières » prévue le 29 août à Kinshasa, a appris l’ACP mardi d’un biographe.

« Le parcours universitaire de la professeure Marie-Thérèse Kenge Ngomba Tshilombayi est notamment marqué par ses travaux dans le domaine du droit civil, des sûretés, du droit OHADA et des droits de l’homme. Cette reconnaissance constitue bien plus qu’une célébration d’une carrière professionnelle qui a marqué la mémoire collective », a soutenu Anicet Bula, biographe et chercheur indépendant.

« Une société se reconnaît aussi à travers les femmes et les hommes qui transmettent le savoir, forment les générations et ouvrent des chemins nouveaux », a-t-il relevé. 

Pour M. Bula, l’itinéraire de cette femme constitue une expression particulière de l’identité congolaise, dans la mesure où il associe le savoir académique à une forte culture de la transmission.

A travers ses fonctions, elle participe à la valorisation d’un patrimoine humain congolais avec un courage, de transmission et de responsabilité.

Il a fait savoir que cette dimension de transmission confère à son parcours une portée culturelle étant donné que dans la tradition congolaise, la connaissance constitue un héritage qui se transmet d’une génération à l’autre.

« L’universitaire qui forme, accompagne et inspire devient ainsi un maillon de la chaîne de la mémoire nationale. Le passage à la tête de la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa +Unikin+ de la professeure Kenge revêt, une dimension symbolique particulière », a-t-il indiqué.

« L’identité culturelle d’un peuple ne se résume pas à la musique, à la danse, aux arts plastiques, à la littérature ou aux traditions populaires. Elle se construit également à travers les savoirs, les institutions, les intellectuels et les modèles de réussite que la société choisit de conserver dans sa mémoire », a reconnu le biographe.

À travers cette scientifique, c’est donc une autre facette de la culture congolaise qui est mise en lumière : celle de la femme intellectuelle, enseignante, juriste et actrice de la construction institutionnelle.

Son œuvre écrite participe également à cette dimension patrimoniale en tant qu’auteure de travaux consacrés aux sûretés et aux obligations, ainsi que de contributions collectives portant sur le droit OHADA et la réforme du droit congolais.

Selon M. Bula, ce rapprochement entre la culture, l’art et le parcours intellectuel d’une femme pionnière rappelle que l’art de bâtir une société repose aussi sur la capacité à raconter ses propres modèles, à conserver leurs histoires et à transmettre leurs valeurs, ajoutant que l’exemple de la cette professeure est particulièrement significatif pour la jeunesse féminine congolaise. 

« Une véritable pionnière ne se contente pas d’occuper une première place ; elle crée les conditions permettant à d’autres de poursuivre le chemin », a-t-il conclu.  Professeure ordinaire de droit à l’Unikin, Mme Kenge a dirigé la Faculté de droit de cet établissement d’enseignement supérieur de 2015 à 2020. Soutenue par l’Asbl « Les Grandes Dames », cette initiative entend instaurer un rendez-vous annuel consacré à la célébration des pionnières d’hier, à la valorisation des talents d’aujourd’hui et à l’encouragement des leaders de demain, dans la perspective de renforcer la place de la femme dans le développement de la République démocratique du Congo.

ACP/K/PN

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