Elections 2023 :’’ Soutenir la candidature féminine c’est faire entendre la voix des Congolaises ‘’ (une candidate députée)

Kinshasa, 11 décembre 2023 (ACP).- ‘’Soutenir la candidature féminine c’est faire entendre la voix des Congolaises’’, a-t-on appris, lundi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC) d’une candidatedéputée provinciale de Kalamu, lors d’un entretien.

« Soutenir la candidature féminine, c’est faire entendre la voix des femmes congolaises, ce n’est pas de la rivalité. Raison pour laquelle, j’invite les femmes à s’impliquer aux élections 2023 », a déclaré Mme Nadège Akali Nkumu, candidate députée provinciale  dans la commune de Kalamu.

« Plusieurs femmes ne s’occupent pas de la politique et certaines femmes mariées sont plus accrochées à leurs responsabilités ménagères et certains hommes aussi essayent de leur étouffer et les interdisent de faire la politique, soit disant il y a beaucoup d’abus, c’est ce qui justifie cette représentation minime des femmes aux élections dans notre pays », a-t-elle ajouté.

Mme Akali a fait savoir que les femmes qui vivent encore dans ce complexe doivent l’éviter cela et faire valoir leur droit, «  par exemple dans les auditoires, nous sommes tous étudiants, nous nous faisons remarquer aussi par notre travail, pourquoi ne pas l’amener dans la vie professionnelle, et surtout en politique comme le dit un adage : « éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ». Nous pouvons dire aussi que c’est la femme qui bâtit la maison, pourquoi pas l’ensemble de femmes pour bâtir un pays ? ».

« Les femmes doivent se révolter, nous avons revendiqué nos droits. Maintenant, c’est comme si nous sommes encore complexées devant les hommes, le pouvoir n’est pas une affaire des hommes seulement, essayons, nous allons voir si les femmes n’en sont pas capables », a-t-elle martelé.

Mme Akali  a indiqué qu’en tant que technicienne,  « j’ai  postulé pour parler des problèmes liés à l’électricité, surtout pour la commune de Kalamu en particulier, et pour tout Kinshasa en général. »

« Nous n’avons pas la possibilité de le résoudre, mais je crois que si nous plaçons chacune à sa place sans parti pris, nous allons bien faire les choses et faire évoluer chacun dans son domaine. Si seulement chacun prend conscience de faire ce qu’il faut là où il est, il n’y aurait pas trop de problèmes, et si nous considérons que dans notre pays nous avons certaines personnes capables de faire quelque chose dans l’un des domaines, on n’aurait plus à faire appel aux étrangers, même pour les travaux de bricolage », a-t-elle insisté.

Mme Akali, également ingénieur électricienne et enseignante en section Technique industrielle, a rappelé qu’en dehors de la politique, elle est aussi technicienne et pragmatique. ACP/

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