Kinshasa, 5 juin 2026 (ACP).- La mobilisation de financements durables, prévisibles et coordonnées pour soutenir les initiatives portées par les femmes a été sollicité par la représentante de l’Onu-Femmes de la République démocratique du Congo (RDC) à la réunion régionale des Grands Lacs à Nairobi au Kenya, selon un communiqué de cette agence onusienne parvenu vendredi.
« La représentante de l’Onu-Femmes RDC a appelé à la mobilisation de financements durables, prévisibles et coordonnés pour soutenir les initiatives portées par les femmes et renforcer les actions de consolidation de la paix au niveau communautaire dans la région des Grands Lacs« , a-t-on lu.
Dr Setcheme Jeronime Mongbo, représentante de l’Onu-Femmes de la RDC, citée dans le communiqué a, au cours de cette réunion régionale du Comité consultatif sur les « Femmes, la paix et la sécurité (FPS) dans la région des Grands Lacs, tenue du 3 au 4 juin 2026 à Nairobi, réaffirmé le rôle de coordination de cette agence onusienne dans la promotion de l’agenda FPS ainsi que l’importance d’une participation pleine, égale et significative des femmes aux processus de paix.
La représentante de l’Onu-Femmes de la RDC a également insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs engagés dans la mise en œuvre de cet agenda afin d’améliorer l’efficacité des interventions en faveur des femmes dans les contextes de conflit et de consolidation de la paix.
Elle a, à cet effet, recommandé de s’appuyer sur le troisième Plan d’action national de la Résolution 1325, présenté comme un cadre contenant déjà des réponses concrètes à plusieurs défis identifiés dans le domaine de la participation des femmes aux processus de paix et de sécurité.
« La nécessité d’assurer une mise en œuvre cohérente, concertée et innovante des engagements pris en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité a également été mise en avant », a-t-elle dit.
Dr Setcheme Jeronime Mongbo a évoqué l’intégration systématique de la dimension genre dans les efforts de relèvement et de reconstruction post-conflit, estimant que cette approche demeure indispensable pour garantir des résultats durables au bénéfice des communautés affectées.
Elle a également plaidé pour que les ex-combattantes soient pleinement prises en compte dans les processus de désarmement, démobilisation et réintégration, afin d’éviter leur exclusion des mécanismes de réinsertion et de stabilisation.
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