Kasaï Oriental : création à Mbujimayi du club journalistes amis du genre

Mbujimayi, 1er mars 2024 (ACP). – Une nouvelle structure dénommée « Journalistes amis du genre » a été créée dans la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, au centre de la République démocratique du Congo, avec comme objectif de mettre à profit ces professionnels des médias, dans la réduction des cas des violences sexuelles basées sur le genre, a appris l’ACP vendredi de source administrative.

« Les journalistes et animateurs des radios ont décidé de créer le club des journalistes amis du genre pour organiser un travail en synergie dans la lutte contre les violences basées sur le genre, grâce à la maîtrise des connaissances acquises notamment sur certaines thématiques en lien avec les généralités des VBG, la typologie des violences basées sur le genre et les étapes d plaidoyer », a déclaré Didier Mupitanjia, facilitateur et agent de terrain au programme de lutte contre les violences sexuelles PLVS/Enabel.

Il a indiqué : « Donc, les participants maîtrisent déjà comment communiquer spécifiquement sur les questions des violences sexuelles lors des émissions radios ou journaux, tout en respectant bien évidemment les principes directeurs en matière des violences sexuelles « , ce qui a motivé la mise sur pied de cette nouvelle structure dont les membres prennent l’engagement de respecter le code de déontologie et d’éthique du journaliste congolais.

La mise en place de cette structure est intervenue à l’issue de l’atelier de formation des journalistes, animateurs des radio communautaires et acteurs des organisations de la société civile sur les violences basées sur le genre (VBG) organisé pendant trois jours, par l’Agence Belge de Développement (ENABEL) à travers son programme de lutte contre les violences sexuelles (PLVS).  

Pour Didier Mupitanjia, « il est attendu des participants la mise en pratique des connaissances apprises, en évitant certains dérapages comme par exemple, citer les identités des victimes dans les émissions ou les journaux et aller à l’encontre des principes directeurs en matière des violences sexuelles. Ces principes sont la sécurité, la confidentialité, le respect des souhaits ou droits des victimes, l’universalité et la non-discrimination ».

Orienter les survivants des VBG vers les structures de prise en charge

Quelques participants à cet atelier disent leur détermination à mettre en pratique les connaissances acquises à travers des émissions et autres productions radiophoniques, en vue d’orienter les survivants des violences basées sur le genre, vers les structures de prise en charge.

 » Nous avons acquis des connaissances qui vont nous montrer comment travailler ou collaborer avec les survivants des violences basées sur le genre, partout où nous nous retrouvons. Les animateurs radio et les services étatiques seront capables d’entrer en contact avec les survivants des VBG et les orienter vers les structures de prise en charge « , s’est exprimée Antho Kabungama, assistante sociale à la division provinciale des Affaires sociales.  

Pour sa part, l’artiste comédien Sammy Nkamba a indiqué  » qu’en tant qu’animateur et artiste, j’ai appris beaucoup des choses, la nuance entre certains termes : viol, violence, abus, harcèlement sexuel. Ça prête à confusion surtout dans la population. D’ici-là, je vais aussi transmettre la matière aux autres à travers mon métier de théâtre. Vous savez que le théâtre est un canal par excellence par lequel nous transmettons tous les messages ». ACP/Kayu

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