Kinshasa : des femmes formées en agriculture découvrent les pratiques agricoles lors d’une visite

Kinshasa, 20 août 2026 (ACP).- Des femmes formées en agriculture ont découvert les pratiques agricoles dans une visite pédagogique au Centre national de vulgarisation agricole, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre du projet « Un potager chez soi », a-t-on appris jeudi, de source associative.

« Nous sommes ici au Centre national de vulgarisation agricole afin de permettre aux mamans de voir concrètement ce qu’elles avaient déjà appris et réalisé chez elles. L’objectif était également de leur permettre de découvrir et de toucher du doigt ce que fait le Centre sur le terrain, afin d’avoir davantage de connaissances et d’atouts à intégrer dans leur canevas », a déclaré l’ingénieur agricole Audri Obinto, formateur.

Selon lui, cette visite a permis aux bénéficiaires de mieux comprendre certains éléments abordés au cours de la formation et de les confronter aux réalités du terrain.

« Nous sommes venus pour mieux comprendre certains éléments abordés pendant la formation. Là-bas, pendant la formation, nous parlions notamment de +cerf+, mais elles ne savaient pas exactement ce que cela représentait. Sur le terrain, elles ont pu voir concrètement ce +cerf+. Nous avons également parlé des cultures pérennes. Elles ont ainsi compris ce qu’est une culture pérenne et à quoi elle sert », a-t-il expliqué.

Selon le formateur, cette activité constitue une étape importante dans l’accompagnement des bénéficiaires, qui se poursuivra dans leurs différents ménages.

Pour sa part, Gabrielle Pero, cheffe du projet au sein « Forum des femmes pour la gouvernance (FFGRN) » qui accompagne plusieurs femmes de Kinshasa dans la pratique de l’agriculture urbaine, dans le cadre d’un projet visant à contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté, cette initiative, mise en œuvre depuis quelques mois, vise notamment à permettre aux femmes de produire elles-mêmes une partie des légumes nécessaires à leur alimentation, dans un contexte marqué par la hausse des prix des denrées alimentaires.

« Avec l’insécurité croissante liée aux conflits interethniques, beaucoup de femmes ont migré vers le centre. Nous avons constaté une rareté des produits agricoles ainsi qu’une hausse des prix, ce qui a contribué à accroître la pauvreté dans les ménages », a-t-elle dit. 

Selon Me Pero, pour faire face à cette situation,  le FFGRN organise des formations destinées à renforcer les capacités des bénéficiaires dans le domaine de l’agriculture urbaine.

« Nous avons créé un noyau de femmes avec lesquelles nous travaillons. Une équipe continuera à assurer le suivi des bénéficiaires, même après la fin du projet, jusqu’à la maturation des cultures », a-t-elle indiqué, précisant qu’un groupe WhatsApp a été créé afin de maintenir la communication entre les bénéficiaires et l’équipe d’encadrement et de faciliter le suivi des activités.

Au regard des premiers résultats enregistrés, FFGRN a appelé les partenaires techniques et financiers à soutenir la poursuite de cette initiative pour consolider et capitaliser cette expérience afin d’aller au-delà des trois mois et permettre à ces femmes d’accéder à davantage d’intrants et d’opportunités agricoles pour lutter durablement contre la faim et la pauvreté. ACP/Ns/Bi/YM

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