Kinshasa : l’éducation présentée comme un droit fondamental pour l’égalité des genres en RDC

Kinshasa, 24 février 2026 (ACP).- L’éducation a été présentée comme un droit fondamental et un levier incontournable pour l’égalité des genres, lors de la présentation du rapport final d’un projet pilote consacré à la scolarisation des filles en République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué d’une organisation féminine parvenu mardi à l’ACP.

«L’éducation est une question de droit. Sans éducation, il est impossible d’atteindre l’égalité que nous recherchons. Si nous voulons voir davantage de femmes ingénieures, médecins ou présentes dans tous les domaines professionnels, cela passe nécessairement par l’éducation», a-t-on lu dans ce communiqué signé par Elsie Lotendo, présidente du mouvement féministe ‘’Biso Basi Telema’’.

Mme. Lotendo a insisté sur la nécessité de pérenniser la dynamique engagée, tout en reconnaissant que des efforts supplémentaires restent indispensables pour atteindre toutes les jeunes filles, notamment celles vivant en situation de vulnérabilité.

«Les résultats obtenus sont encourageants. Les chiffres témoignent d’un impact réel : 932 filles sensibilisées et accompagnées, 103 adolescentes réintégrées dans le système scolaire, 95 % de performance globale avec 100 % des objectifs atteints dans les zones pilotes. Une équipe formée et compétente sur les thématiques de l’éducation et de l’égalité des genres», a-t-elle expliqué, saluant les avancées enregistrées dans le domaine de l’éducation des filles en RDC.

Par ailleurs, la présidente de cette structure a dénoncé les obstacles persistants à la scolarisation des filles, notamment la pauvreté, les coutumes rétrogrades, les mariages forcés et les violences.

Elle a formulé plusieurs recommandations stratégiques, parmi lesquelles l’extension de la gratuité de l’enseignement au-delà du cycle primaire vers le secondaire, avec un accent particulier sur les zones rurales et périurbaines, ainsi que la mise en place de mécanismes rigoureux de prévention contre le harcèlement et les violences sexuelles. Elle a également préconisé l’intensification des campagnes de sensibilisation en faveur des filles issues de familles défavorisées et de celles travaillant dans les sites miniers.

Présenté par le mouvement ‘’Biso Basi Telema’’ et l’ONGD GAPE, avec l’appui du consortium «IGNITE», ce projet pilote vise la réintégration des adolescentes dans le système scolaire après une phase de sensibilisation et d’accompagnement psychologique menée dans les provinces du Haut-Katanga, du Kasaï-Oriental et de Kinshasa. La rencontre, marquée par des échanges entre acteurs de l’éducation et intervenantes, s’est clôturée par une photo de famille, traduisant l’engagement collectif en faveur de l’autonomisation des filles par l’éducation. ACP/

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