Kinshasa, 30 avril 2026 (ACP).- Les défis et obstacles liés à l’autonomisation des femmes et filles a fait l’objet des échanges, dans une table ronde organisée par l’association « Solidarité batoto Congo » sous le thème : « Droit garanti : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles » en République démocratique du Congo (RDC) jeudi à Kinshasa.
«Aujourd’hui, nous avons organisé une activité au cours de laquelle une table ronde a été tenue sur les droits garantissant l’autonomisation de la femme et de la jeune fille, a cette occasion, nous avons invité plusieurs partenaires afin de réfléchir ensemble et d’identifier les solutions aux défis et obstacles liés à l’autonomisation des femmes», a déclaré Laura Massela, présidente de la solidarité Batoto Congo.
«Avec nos différents partenaires, nous avons mis en place des ateliers en commissions, au cours desquels nous avons analysé les problématiques existantes et formulé des propositions concrètes», a-t-elle ajouté.
Mme Massela a fait savoir qu’à l’issue de ces travaux, des résolutions seront élaborées et proposées, afin de nous permettre de mener un plaidoyer efficace en faveur de l’autonomisation de la femme et de la jeune fille.
De son côté, Marie Claude Kazan, présidente nationale de Fonds national pour la protection de la femme et de l’enfant (Fonafen) a reconnu une amélioration dans la compréhension des droits des femmes.
«Moi, je pense qu’il y a une nette amélioration dans la compréhension de la problématique des droits de la femme, aussi bien du côté des femmes elles-mêmes que des hommes», a-t-elle dit.
«Il faut consolider cette avancée en faisant en sorte que les hommes et les femmes puissent marcher ensemble, afin que la femme devienne plus autonome et que ses droits, garantis par les États dont elle est citoyenne, soient réellement respectés et qu’elle puisse pleinement jouir des libertés qui les accompagnent», a-t-elle renchéri.
Mme Kazan a fait savoir qu’en cas de réformes, il faudra renforcer les acquis en matière de parité, tout en mettant un accent particulier sur le financement des programmes et projets en faveur des femmes.
«Nous constatons que l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat féminin reste justement le manque de financement. Il est donc nécessaire que l’agenda de la femme en RDC soit davantage approfondi et soutenu», a-t-elle expliqué.
Pour elle, il s’agit d’une initiative citoyenne qui rassemble des hommes et des femmes du secteur public comme privé, pour réfléchir autour de la question de l’autonomisation de la femme, sur comment une femme peut-elle s’autonomiser si elle ne dispose pas de moyens financiers ou si elle n’est pas suffisamment soutenue.
ACP/ODM

