Kinshasa, 22 juin 2026 (ACP).- La valorisation et l’affirmation de la femme africaine a été au centre d’une sensibilisation à l’intention des femmes membres d’une association basée à Ngaba, dans le sud de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une conférence organisée lundi sur l’estime de soi.
« Ma mission consiste à donner aux femmes congolaises les outils nécessaires pour construire une relation positive avec leur apparence et renforcer leur estime de soi, afin qu’elles soient capables de combattre le rejet que leur impose parfois la société », a déclaré Prisca Falanga, coordinatrice de l’ASBL « Action d’insertion et réinsertion féminine » (AIRF).
« Ma vision est celle d’une Afrique où l’estime de soi est source de confiance et non d’anxiété. Six jeunes filles sur dix sont tellement préoccupées par leur apparence et qu’elles évitent de prendre part à des activités importantes. Cette mise en retrait ne se limite pas seulement aux domaines professionnels, comme la prise de parole en public ou l’affirmation de ses opinions, mais engendre également une gêne intime », a-t-elle ajouté.
La coordinatrice de la structure a fait savoir que l’objectif de cette rencontre était de les aider à construire une relation positive avec leur apparence, à renforcer leur estime de soi et à s’épanouir pour atteindre leur plein potentiel.
Regrettant que ce mal-être empêche les filles de vivre pleinement leur vie, Mme Falanga a rappelé qu’il est impératif d’agir.
« La femme africaine est belle de nature. Elle n’a pas besoin de se décolorer la peau. Au contraire, elle doit œuvrer pour la production de produits cosmétiques adaptés à son teint », a-t-elle souligné, avant de déplorer que certaines femmes souffrent de cancers, de myomes et d’autres affections épidermiques par ignorance.
L’initiatrice a, à cette occasion, exhorté les participants à cultiver un esprit de contentement et de travail. « La société congolaise regroupe des individus issus de cultures très diversifiées, et que la peur de l’autre est souvent à l’origine des tensions », a-t-elle conclu.
Les participantes ont, durant la rencontre, partagé des vidéos, de l’humour et des récits d’expériences pour édifier le groupe, estimant que plus les femmes sont informées, moins elles s’exposent à des erreurs de jugement. ACP/M/B/PN

