Kinshasa : les professionnels de médias recommandés à dire la vérité pour leur sécurité

Kinshasa, 19 août 2026 ( ACP)- Les professionnels des médias ont été recommandés à dire la vérité de faits et bien peser la communication pour leur sécurité et celle de leur travail, lors d’une formation organisée à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

« La sécurité du travail de journaliste repose avant tout sur la vérité de ce qu’il dit, Il faut le faire avec discernement. Une information un peu exagérée, une information incomplète ou une fausse information peut fournir un prétexte à quelqu’un de malintentionné de s’attaquer à vous », a déclaré Lievine Mbuinga, rédactrice en chef adjointe à la Radio okapi.

« Dans un environnement de conflit, les journalistes travaillent évidemment dans un environnement difficile, c’est-à-dire qu’ils doivent tout le temps peser leur communication, leur contenu. Savoir quoi dire, comment le dire, ou se demander carrément s’il faut le dire, etc. tout savoir n’est veut pas dire tout rendre public (…) », a-t-elle ajouté.

Mme Mbuinga a précisé que la responsabilité du journaliste est savoir faire la sélection de ce qu’il va diffuser, tout en sachant des conséquences, par exemple néfastes pour soi-même, pour sa radio, pour sa rédaction, pour sa télé.

« Il faut s’abstenir de tout diffuser. Sinon vous discutez dans votre équipe éditoriale, vous échangez, vous vous dites : Est-ce que ça ne va pas porter préjudice », a-t-elle dit.

« Une information qui n’est pas exacte, qui est fausse ou qui n’est pas complète peut vous emmener tout droit au tombeau. Faut-il dire ou taire la vérité lorsque les gens qu’elle dérange risque de s’en prendre physiquement aux journalistes ? Donc vous décidez, vous prenez cette responsabilité de ne pas diffuser ça. C’est très important » a-t-elle insisté.

La rédactrice en chef adjointe à la Radio okapi a souligné que le rôle des professionnels des médias est de mettre en rapport d’une part, l’intérêt général et le droit des gens à connaître la vérité, et d’autre part, le respect des individus, la protection de leur personnalité.

A cette occasion, elle a fait savoir que les jeunes congolais occupent des postes de responsabilité en RDC, ce qui est un signal positif. Selon elle, il faudrait qu’ils soient présents dans les espaces où se prennent les décisions qui déterminent leur avenir.

Cet atelier de formation a connu la participation d’une trentaine de journalistes. Ces derniers ont formé un réseau de journalistes qui auront pour mission de faire la vulgarisation sur l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité.

ACP/A./ Mak./PN

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