Kinshasa, 19 août 2026 (ACP)- Les journalistes de la République démocratique du Congo (RDC) ont été appelés à modérer les contenus dans les médias pour prévenir et supprimer tout discours de la haine, lors d’une formation organisée à Kinshasa, capitale du pays par le Secrétariat technique national de la Résolution 2250.
« Pour bannir les discours de haine dans les médias, il faut premièrement veiller à la modération des contenus pour supprimer tout discours de haine, ne pas relayer tout message à caractère xénophobe, raciste, misogyne, tribal ou haineux », a déclaré David Fundi, coordinateur de la section communication stratégique de sensibilisation sociale à la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation (Monusco) en RDC.
M. Fundi a soutenu qu’œuvrer pour la paix, la stabilité, la cohésion nationale et le développement, dénoncer et combattre des messages haineux sont aussi les moyens pour bannir le discours de haine.
Il a fait savoir aux journalistes qu’ils devraient mettre en place les mécanismes pour encourager le signalement de tout propos haineux.
« Ne pas offrir de tribune aux marchands (influenceurs, acteurs sociopolitiques…) de haine et appliquer les cadres juridiques de lutte contre les discours de haine au niveau international, notamment (le statut de Rome art. 7 et 25e), au niveau régional (la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981) et au niveau national (l’Ordonnance du 25 mars 1960, la Loi 2011 sur le CSAC) », a-t-il martelé.
M. Fundi a évoqué quelques raisons du bannissement, entre autres, intensifier les progrès, contribuer à prévenir les conflits armés ; pour éviter l’impact de l’intox dans le processus de paix en RDC, épargner les jeunes d’implication dans les conflits et empêcher l’incitation à la discrimination, notamment à l’autisme et à la violence.
Le coordinateur de la communication de la Monusco a précisé que l’incitation à la haine c’est le fait de pousser par son attitude des tiers à maltraiter certaines personnes, en raison de leur origine, de leur religion, de leur sexe ou de leur orientation sexuelle.
« Le droit international n’interdit pas les discours de haine en tant que tels, mais plutôt l’incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence. L’incitation est une forme discursive particulièrement dangereuse qui vise explicitement et délibérément à provoquer des actes de discrimination, d’hostilité ou de violence, et peut également conduire à la commission d’attentats terroristes ou d’atrocités criminelles »,a-t-il dit.
Cet atelier de formation de deux (2) jours, soit du 18 au 19 août, est organisé à l’intention de jeunes journalistes dans le but de les outiller pour la promotion et la vulgarisation de l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS) en RDC à travers les médias, dans le cadre de Résolution 2250 du Conseil de Sécurité des nations unies. ACP/A/MA/PN

