Kinshasa : une Ong évoque les initiatives à mener sur l’agenda femmes, paix et sécurité

Kinshasa, 04 novembre 2026(ACP). – Des actions à mener dans le cadre de l’Agenda femmes, paix et sécurité par l’Ong « Sauti ya Mama Mukongomani (Voix de la femme congolaise) » avec l’appui d’Expertise  France, ont été évoquées, mercredi, lors de la célébration à Kinshasa, en République démocratique du Congo (#RDC), du 26ème anniversaire de la Résolution 1325.

«Nous œuvrons dans les thématiques : Paix et cohésion sociale, la lutte contre les violences sexuelles et la protection des droits des femmes et des filles, l’accès des femmes à la terre et la sécurité alimentaire, la protection de l’environnement et des ressources naturelles, la santé sexuelle et reproductive», a déclaré Me Nelly Mbangu, Coordonnatrice de l’Ong « Sauti Ya Mama Mukongomani ».

 «Notre plateforme s’est engagée depuis plus de 10 ans dans la mise en œuvre de l’Agenda Femme Paix et sécurité. Donc c’est une structure qui a été créée par la volonté des femmes de s’impliquer dans le processus de paix, entant qu’actrices de paix et de changement. Nous sommes heureuses de l’appui que nous avons reçu d’Expertise France à travers la Facilité 1325, cette subvention nous permettra d’être plus présentes sur terrain et de renforcer les actions de prévention, de protection et le leadership des femmes dans la lutte contre la violence sexuelle et basée sur le genre»,a -t- elle ajouté.

Elle a souligné que cette subvention va travailler dans les quatre axes dont la prévention, la participation, la protection et l’appui institutionnel à 3 organisations dirigées par les femmes, impliquées dans la mise en œuvre de l’Agenda Femmes paix et sécurité dans la province de l’Ituri.

Cette facilité, selon elle, permettra de : «Renforcer les compétences des femmes, en créant des espaces où elles participent activement aux négociations de paix, à la prévention des violences et la médiation des conflits entre communautés. Briser les différentes barrières qui bloquent leur émergence afin qu’elles soient impliquées et participent effectivement dans les mécanismes locaux de paix, de sécurité et de développement .Mettre en place et/ou renforcer les outils de collecte d’informations et des données, suivi et de redevabilité (grilles d’indicateurs, rapports réguliers) afin de s’assurer que les autorités locales prennent en compte les demandes et les priorités des femmes et les traduisent en actions concrètes comme exigent les instruments juridiques internationaux et nationaux de promotion et protection des droits des femmes ».

Il est également question de «Soutenir les actions portées par les femmes afin d’amplifier leurs voix et de renforcer leurs leaderships dans le domaine de la paix, la sécurité et la justice ».

L’engagement de deux structures réaffirmé dans le renforcement des compétences

Me Mbangu a aussi réaffirmé l’engagement de sa structure avec Expertise France pour renforcer les compétences des organisations de la société dans la mise en œuvre du projet par des appuis techniques et institutionnels, trois organisations des femmes bénéficieront de mettre en œuvre la Résolution 1325 dans leurs communautés.

A la question relative aux perspectives envisagées pour renforcer l’impact de ces initiatives et consolider la participation des femmes dans les processus de paix au niveau local, Me Nelly Mbangu a évoqué les perspectives de renforcement des capacités, mais aussi de renforcer le leadership et les rôles des structures, des bases communautaires qui seront sur terrains à travers l’approche communautaire.

Le projet cible environs 250 bénéficiaires répartis en Trois catégories à savoir : 150 femmes et filles leaders (75 filles de 18-24 ans, 75 femmes de 25 ans et plus) issues de trois organisations partenaires, des associations des femmes et jeunes, qui seront formées sur les droits humains de femmes, leadership et négociation, médiation de paix et plaidoyer ,60 femmes et jeunes filles survivantes de VBG et d’autres femmes en situation de vulnérabilité, dont leur âge varie entre 12 à 60 ans et plus, elles bénéficieront d’un appui en référencement et contre-référencement.

Il s’agit aussi de 40 acteurs communautaires : Leaders communautaires, Comité Local de paix et développement, services étatiques (Comité Provincial 1325, Secrétariat National 1325, Genre, Affaires Sociales, Justice.).

«Notre message aujourd’hui est que la 1325 nous a donné un cadre légal. Sauti ya Mama Mukongomani lui donne une voix sur le terrain. Mais notre combat reste entravé par la persistance de la guerre et l’impunité. Notre appel aujourd’hui : Que la commémoration ne s’arrête pas aux discours. Qu’elle se traduise par des moyens pour les organisations de femmes en première ligne, par la protection des femmes et par une justice équitable. Tant qu’une femme sera violentée, qu’une fille sera réduite au silence, qu’un défenseur sera menacé, notre combat continuera», a-t-elle indiqué.

Et de conclure : «Née en 2008, donc huit ans juste après le vote de la Résolution 1325 par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, nous travaillons dans huit provinces de la RDC mais aussi à Kinshasa. Après plus de 10 ans d’accompagnement des structures féminines, nous avons constaté que le gap essentiel sur la mise en œuvre de la Résolution 1325, c’était l’appui aux organisations féministes, la visibilité de nos actions, et la reconnaissance de notre rôles pourtant les femmes sont les premières victimes des affres de guerres et de manière disproportionnée, souvent, elle travaillent dans la mise en œuvre les 4 piliers de la résolutions 132, mais l’accès au financement demeurent un vrai gap pour les organisations dirigées par les femmes».

Cet entretien entre les Coordonnatrices nationales de Facilité de Résolution 1325 en RDC et de l’Ong Sauti Ya Mama Mukongomani « (Voix de la femme congolaise) avec l’ACP a eu lieu le 29 octobre 2026 à Kinshasa. ACP/Ng/Aos/Muk

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