Kinshasa, 20 janvier 2026 (ACP).- Les femmes autochtones pygmées ont été renforcées en compétences sur leadership local pour encourager la participation citoyenne et lutter contre les discriminations, lors d’un atelier organisé mardi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre du programme « Internation foundation for electoral systems (Ifes)/Ndeke « She Leads ».
« Le renforcement du leadership féminin est un levier pour améliorer la cohésion sociale et promouvoir la participation de tous aux décisions communautaire. Les femmes autochtones pygmées formées pourront sensibiliser leurs pairs, encourager la participation citoyenne et lutter contre les discriminations ou l’exclusion sociale » a déclaré Bijoux Lokela, coordinatrice du projet Ifes Ndeke « She leads ».
«Je tiens à remercier tout particulièrement le programme IFES–Ndeke, ainsi que l’ensemble des intervenants et partenaires qui ont rendu cette formation possible. Leur engagement témoigne de l’importance stratégique accordée au renforcement des compétences sur le leadership local des femmes autochtones pygmées et au soutien de la participation active des femmes dans les initiatives communautaires et électorales », a-t-elle ajouté.
Elle a fait savoir que cette activité a contribué également à favoriser l’inclusion sociale et l’autonomisation des femmes autochtones pygmées, en leur donnant les moyens d’exercer un leadership durable et respecté au sein de leur communauté à Kinshasa Maluku.
« Nous sommes réunies aujourd’hui dans le cadre du programme IFES–Ndeké, qui vise à renforcer les compétences des femmes en leadership, en prise de parole, en organisation communautaire et en confiance en soi. L’objectif est de permettre à ces femmes de devenir des leaders capables de contribuer activement au développement de leur communauté et de participer aux processus décisionnel locaux» a-t-elle dit, précisant que cette activité constitue également une opportunité unique pour les participants de se connecter entre elles et de créer un réseau de soutien et de collaboration.
De son côté, Judith Nkoyi, facilitatrice a dénoncé la marginalisation historique subie par les femmes Pygmées autochtones, fondée à la fois sur leur condition féminine et sur leur identité autochtone.
Selon elle, ces femmes ont été longtemps reléguées dans la forêt et exclues de la vie sociale et décisionnelle.
« Les femmes pygmées ont été amenées à croire que leur place devait rester à la dernière position, malgré leur statut de premières habitantes et propriétaires légitimes de leurs terres », a déclaré Mme Nkoyi.
Elle a fait savoir que la prise de conscience constitue le point de départ indispensable pour briser cet ordre injuste.
La facilitatrice a précisé que ces dernières revendiquent aujourd’hui leur valeur, leur dignité et leur droit à occuper une place juste dans la société, en refusant désormais la marginalisation qui leur a été imposée.
ACP/C.L.

