Kinshasa, 20 janvier 2026 (ACP).- Des formations ont été recommandées pour outiller les autorités judiciaires et policières afin de leur permettre de mener à bien les enquêtes et de réprimer des auteurs de violences numériques dont sont souvent victimes les femmes, dans un échange mardi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC).
« Les autorités judiciaires et policières doivent être formées pour enquêter et poursuivre efficacement les infractions numériques qui exposent souvent les femmes et les jeunes filles, dont la nature et les preuves sont souvent complexes », a déclaré Anna-Jacquie Kitoga, coordonnatrice du secrétariat technique national de la Résolution 2250 (R2250).
« Il est crucial que les dispositions pénales du Code soient effectivement appliquées pour décourager les comportements abusifs en ligne », a-t-elle ajouté.
Cette actrice sociale a indiqué que la RDC a fait un pas important avec le Code du numérique de 2023, qui offre une base légale pour poursuivre de nombreux actes de violence numérique.
Selon elle, c’est un outil qui, s’il est bien appliqué et vulgarisé, peut grandement contribuer à la protection des femmes en ligne.
Mme Kitoga a, à cet effet, suggéré quelques actions qui favorisent cette loi dans sa mise en œuvre, notamment vulgarisation et sensibilisation. « Nous, acteurs de la société civile et les experts lançons un appel au gouvernement congolais à amplifier la vulgarisation du code du numérique afin que la population, y compris les femmes et les forces de l’ordre, connaissent leurs droits et les mécanismes de poursuite » a-t-elle dit.
La coordonnatrice du secrétariat technique national de la R 2250 a fait savoir que la RDC a promulgué la Loi du 13 mars 2023 portant code du numérique.
« Cette loi appelée le code du numérique, est le texte fondamental qui réglemente les activités numériques, la cyber sécurité, et la cybercriminalité dans le pays. Son objectif est d’établir un cadre juridique de confiance dans l’espace numérique congolais » a-t-elle conclu.
Le code du numérique de 2023, ainsi que d’autres textes récents, contient des dispositions qui permettent de lutter contre les violences numériques, et donc de protéger les femmes et les filles, bien que cette protection ne soit pas toujours explicitement centrée sur le genre dans tous les articles.
ACP/C.L.

