La lutte contre le travail des enfants dans les mines, une obligation nationale (Première ministre congolaise à l’ONU)

Kinshasa, 24 septembre 2026(ACP).- La lutte contre le travail des enfants dans les mines a été présentée comme une obligation nationale, par la Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC), lors de la 81ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, mercredi, à New York, aux États-Unis d’Amérique.

« La lutte contre le travail des enfants dans les mines constitue, à cet égard, une obligation morale et nationale. Avec l’Organisation internationale du Travail, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et nos autres partenaires, nous renforçons les mécanismes d’identification, de suivi et de remédiation, la formation des inspecteurs, la scolarisation des enfants et les solutions économiques proposées à leurs familles », a déclaré Judith Suminwa, Première ministre congolaise.

S’exprimant du haut de la tribune de l’ONU, elle a soutenu que l’objectif ne souffra d’aucune ambiguïté, repose sur le principe « zéro enfant dans les mines ».

« Cette responsabilité incombe à l’État congolais. Mais elle engage également les entreprises, les négociants, les raffineurs, les fabricants, les institutions financières et les marchés de destination », a-t-elle soutenu.

Mme Suminwa a fait savoir que le premier test d’une chaîne responsable n’est pas le véhicule électrique à l’arrivée, mais c’est l’enfant qui ne descend plus dans la mine au départ.

« C’est pourquoi la RDC propose l’élaboration, sous l’égide des Nations Unies, en partenariat avec l’Union africaine et en concertation avec les pays producteurs, transformateurs et consommateurs, d’un Cadre mondial pour des chaînes de valeur des minerais critiques justes, traçables et résilientes  fondé sur la souveraineté des États producteurs », a insisté la cheffe du gouvernement congolais.

Ce cadre mondial, a-t-elle expliqué, devra garantir la traçabilité des minerais, la responsabilité des acteurs économiques, la protection des travailleurs et des communautés, ainsi qu’un partage plus équitable de la valeur grâce à la transformation locale et au transfert de technologies.

Conséquences des conflits armés sur les femmes et les jeunes filles

En outre, la Première ministre de la RDC a attiré l’attention de la communauté internationale sur les conséquences des conflits armés sur les femmes et les jeunes filles depuis plus de trois décennies. 

« Depuis plus de trois décennies, des millions de Congolaises et de Congolais subissent les attaques, les déplacements forcés et le deuil. Des territoires sont occupés, des familles dispersées, des femmes et des filles victimes de violences sexuelles, tandis que des enfants sont recrutés ou privés d’école», a-t-elle dit.

La 81ème session ordinaire de l’assemblée générale de l’ONU est placée sous le thème « rétablir la confiance, gérer la transformation : une organisation des nations unies au service de tous ». ACP/Wi/PN

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