Kinshasa, 11 août 2026 (ACP).- L’alignement des femmes comme candidates aux prochains scrutins en République démocratique du Congo (RDC) a été exigé aux partis politiques, en vue de promouvoir l’égalité des sexes, lors de la présentation mardi du rapport de monitoring du niveau de responsabilisation des femmes.
«Les informations recueillies dans 30 partis politiques de toutes les tendances, Cafco a exhorté ces derniers à aligner plus de femmes comme candidates lors des prochains scrutins pour les bourgmestres, conseillères urbaines et maires. Aussi, d’allouer suffisamment de moyens qui leur permettent de convaincre leurs électeurs et de donner des consignes fermes à leurs membres qui siègent dans les conseils communaux ainsi de suite», a déclaré Grâce Lula Hamba, directrice exécutive de Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco).
«Ce rapport présente les résultats du double monitoring et étude sur, d’une part, le niveau de responsabilisation des femmes par les partis politiques et, d’autres part, le niveau de représentativité des femmes dans les institutions électives en RDC», a-t-elle ajouté.
Pour parvenir à la mise en œuvre de cette politique, Cafco a sollicité l’implication du Président de la République, garant de la Constitution et du bon fonctionnement des institutions à faire respecter les textes qui accordent une place prépondérante aux femmes au sein des partis politiques et ceci pour promouvoir l’égalité des sexes et une meilleure présence féminine dans les au sein des institutions.
A ce sujet, au gouvernement central, Cafco a recommandé d’accorder des subventions aux partis politiques qui remplissent les conditions prévues aux articles 3 et 7 de la loi n°08/005 du 10 juin 2008 portant financement public des partis politiques, afin de les permettre de fonctionner et rester actifs de façon permanente.
Au Parlement, il a été demandé de mettre en application les articles 4 et 5 de la loi n° 08/005 du 10 juin 2008 portant financement public des partis politiques, en inscrivant les subventions requises lors de l’élaboration des lois des finances, a-t-elle poursuivi. À la société civile, d’intensifier la sensibilisation et le plaidoyer à tous les niveaux pour une meilleure implication des femmes dans les instances de prise des décisions.
«Le niveau de responsabilisation des femmes par les partis politiques et leur représentativité au sein des Institutions électives et largement insuffisant. Au regard des résultats obtenus. Ce rapport fournit des éléments indispensable pour reprendre le plaidoyer auprès des partis politiques afin qu’ils puissent revoir leurs politiques «genre» dans le sens du renforcement de la participation politique de leurs membres de sexe féminin», a conclu la directrice exécutive de Cafco.
Les données chiffrées compilées font état de 42 élues et 11 nominées pour un total de 53 femmes assumant des responsabilités pour le compte de 30 partis politiques concernés sur 344 responsables soit 15,4%, d’une part; et d’autres part: 847, soit 14,7% de femmes siégeant dans les institutions ou y exerçant des responsabilités.
ACP/D M/Mok

