Kinshasa, 11 août 2026 (ACP).- L’unité a été recommandée aux femmes congolaises mardi, pour élaborer un cahier des charges commun pour le processus de dialogue pour la paix en République démocratique du Congo (RDC), lors du forum national des femmes pour la paix durable et inclusive organisé à Kinshasa.
«Pour avoir un bon cahier de charges, pour se mettre autour de la table, il y a des choses qu’on doit respecter en tant que femme. Il faut qu’il y ait l’unité, mettre de côté nos égaux. Il faut se supporter mutuellement, transcender nos divisions», a déclaré Rose Mutombo, ministre honoraire de la justice et garde des sceaux.
«Je crois qu’en dehors de notre agenda en tant que femme, il faut qu’on arrive à avoir une vision totale de ce qui se passe dans notre pays. Il faut le volet sécuritaire, le volet économique, des expertises dans ces différentes thématiques, le volet humanitaire, violences sexuelles, le volet de celles qui maîtrisent la constitution des lois du pays», a-t-elle ajouté.
La ministre honoraire du genre a fait savoir qu’il faut aussi avoir des délégués qui portent la parole de ceux de la base, récolter les désidératas de ceux qui sont dans les territoires occupés pour les introduire dans notre cahier des charges.
Pour sa part, Annie Matundu, experte de la résolution 1325 du conseil de sécurité des nations unies a préconisé le renforcement des capacités des femmes congolaises pour leur participation au processus de dialogue pour la paix et la sécurité en République démocratique du Congo.
«Nous devons institutionnaliser la participation des femmes, parce que jusqu’aujourd’hui, nous ne voyons pas cette institutionnalisation, on doit aussi renforcer les capacités des femmes qui doivent aller au dialogue, et parler le même langage pour que même le cahier d’échange que nous allons avoir ici soit un cahier d’échange de cohésion, de dignité entre les femmes et valoriser l’expertise des femmes», a-t-elle indiqué.
«Et nous devons promouvoir aussi une approche intergénérationnelle. Nous sommes en train de passer, nous devons relever les jeunes qui sont ici, qui nous regardent. Il faut que les jeunes puissent continuer à lutter ainsi que si, et encore, bien qu’on aimerait que la guerre puisse terminer, au cas où il y aura encore d’autres crises ou d’autres guerres, que les jeunes puissent prendre la relève», a-t-elle expliqué.
Selon cette experte, les raisons pour lesquelles les femmes doivent participer au processus de paix, il y a, entre autres, la légitimité historique et sociale, la valeur ajoutée dans les négociations et enfin, l’obligation normative et juridique qui impactent significativement sur l’association.
Le Forum national des femmes pour une paix durable et inclusive du 11 au 12 août est organisé en vue d’enrichir le cahier des charges de la gent féminine en faveur de sa participation active au processus en cours du dialogue national inclusif par le ministère du Genre, Famille et Enfant (GFAE), à travers le Secrétariat national permanent de la Résolution 1325, avec l’appui financier d’Onu-Femmes.
ACP/A/B/Mok

