Kinshasa, 1er novembre 2025 (ACP).- Les piliers pour construire une alliance sincère et stratégique entre les femmes des institutions et celles de la base, ont été expliqués samedi, lors d’une rencontre de solidarité organisée à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), par une structure des femmes.
«Nous voulons construire une alliance stratégique avec les femmes des institutions en proposant quelques piliers. Nous voulons une alliance qui transcende les titres et les statuts, pour se concentrer sur l’essentiel et faire avancer la cause des femmes congolaises ensemble», a déclaré Grâce Lula, directrice exécutive du cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco).
Parlant de ses pillers, elle a mis l’accent sur l’écoute et la remontée des besoins de la base, soulignant que les femmes de la société civile sont au contact quotidien des réalités. Elles peuvent transmettre aux décideuses les attentes concrètes des femmes rurales, des jeunes filles déscolarisées, des entrepreneures, des victimes de violences ou des déplacées. Ensemble, nous pouvons faire de cette écoute, une force politique, a-t-elle dit.
S’agissant du partage d’expertise et la co-construction des politiques publiques, elle a fait savoir que les femmes au pouvoir disposent des leviers institutionnels, celles de la société civile disposent de la proximité communautaire.
«Ensemble, elles peuvent co-construire des programmes réalistes, inclusifs et efficaces», a soutenu Mme Lula.
Par ailleurs, elle a abordé la solidarité active entre femmes.
«Nous devons rompre avec la logique de rivalité et de méfiance. Il ne s’agit pas de savoir qui brille le plus, mais plutôt, comment nous brillons toutes ensemble, pour éclairer l’avenir de notre pays. Car aucune femme ne peut être libre, tant qu’une autre reste opprimée», a-t-elle indiqué.
Cependant, le Cafco et d’autres plates-formes des femmes, fidèles à leur mission, se tiennent prêt à jouer leur rôle de pont entre les institutions et la base féminine, a évoqué Mme Lula.
«Notre ambition est claire : que cette rencontre marque le point de départ d’un cadre permanent d’échanges et d’actions conjointes entre les femmes au pouvoir et
Celles de la société civile, afin que chaque décision, chaque politique publique, chaque réforme, tienne compte des réalités vécues par les femmes congolaises», a-t-elle dit.
«Nous croyons en la puissance du collectif féminin. Nous croyons que lorsque les femmes s’unissent, elles ne divisent pas le pouvoir : elles le multiplient. Et nous croyons surtout que la transformation de la société congolaise passera par cette solidarité féminine, fondée sur le respect mutuel, l’écoute et la vision commune d’un avenir équitable», a-t-elle ajouté.
«Saisissons cette occasion en or que nous avons : Une femme Première Ministre et 17 femmes Ministres sur 53. Tenons-nous main dans la main, fédérons nos énergies, nos connaissances, nos expertises, notre touche particulière en tant que femme, pour apporter la qualité, la valeur ajoutée dans la politique en RDC. Ensemble, nous sommes plus fortes ! Ensemble, nous sommes plus crédibles ! Ensemble, nous ferons avancer la cause des femmes et de toute la Nation», a-t-elle conclu.
ACP/C.L.

