Masculinité positive : la transformation personnelle recommandée à Mbuji-Mayi pour un changement durable 

Kinshasa, 2 juillet 2026 (ACP).- La transformation personnelle, à travers l’adoption des masculinité et féminité positives comme mode de vie, a été recommandée pour un changement durable, lors d’une campagne tenue jeudi, à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC).

« Le changement durable naît d’abord d’une transformation personnelle. Ensemble, faisons vivre nos valeurs au quotidien et construisons un environnement où les masculinités et les féminités positives inspirent chacune de nos actions », a déclaré le sociologue Carlin Vese, ambassadeur de la masculinité positive.

« Chacun de nous possède le pouvoir intérieur de transformer positivement sa vie, dans le respect de la diversité, de nos différences et de la dignité de chaque personne. Le changement commence par chacun de nous », a-t-il ajouté. 

Selon M. Vese, la promotion des masculinités et des féminités positives invite à cultiver des valeurs fondées sur le respect, l’intégrité, l’équité, la responsabilité et la dignité humaine.   Il a invité chacun à réfléchir et à se poser des questions essentielles sur son attitude et le comportement à adopter pour apporter un changement durable.

« Prenons un moment de réflexion personnelle et posons-nous ces questions essentielles : Mes attitudes et mes comportements reflètent-ils réellement les valeurs que je défends ? Suis-je un acteur ou une actrice du changement positif au sein de notre environnement ? Comment puis-je améliorer ma contribution afin de promouvoir un environnement plus sain, plus respectueux et plus inclusif ? », a-t-il recommandé.

« Engageons-nous dans une réflexion sincère et critique sur nos attitudes et nos comportements. Interrogeons-nous sur l’origine de certains comportements toxiques qui peuvent affecter nos relations, notre environnement de vie  et même notre manière d’acquérir ou de gérer nos revenus, nos avoirs », a-t-il renchéri. 

Cet acteur social a appelé à une prise de conscience en faveur d’un bien-être intégral, tant sur le plan personnel que professionnel.

La campagne « Jeudi en noir (thursday in Black) » est née pendant la décennie œcuménique des Églises solidaires des femmes (1988-1998), proclamée par le Conseil œcuménique des Églises (COE). Durant cette période, les récits de viols comme arme de guerre, d’injustices entre les sexes, d’abus, des violences et des tragédies liées à ces violences sont devenus d’autant plus visibles. Mais ce qui est également devenu visible, c’est la résilience, l’action et les efforts personnels des femmes pour résister à de telles violences. En RDC, cette campagne a été adoptée par plusieurs Organisations de la société civile (OSC) pour dénoncer et lutter contre toutes formes de violences faites aux femmes. ACP/Ao/PN

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