Kinshasa, 18 octobre 2025 (ACP).- Un appel a été lancé au gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), à faire de la langue des signes une 5ème langue nationale et un véritable instrument de dignité, d’égalité et de participation citoyenne, lors de la clôture, samedi à Kinshasa, de la semaine internationale des sourds.
« Cette édition 2025 s’est refermée sur une note d’espoir et un appel fort, celui de faire de la langue des signes comme une 5ème langue nationale et un véritable instrument de dignité, d’égalité et de participation citoyenne», a déclaré Dieu-donné Wedi, directeur de cabinet au ministère en charge des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables (PVH-APV).
« Le thème choisi cette année met l’accent sur la place de la langue des signes comme un droit fondamental pour la personne sourde. Il est également en étroite ligne avec la vision novatrice du Président de la République qui a placé la question de la personne avec handicap et son inclusion sociale, au centre de l’action du gouvernement », a-t-il ajouté.
Selon M. Wedi, cette vision mise en œuvre par Me Irène Esambo, ministre déléguée en charge des PVH-APV, a été initiée par la rédaction du dictionnaire en langue des signes congolais, se concrétise à l’article 44 alinéa 5 de la Constitution, la reconnaissance de la langue des signes comme l’une des langues nationales.
Me Wedi a, en outre, salué les avancées enregistrées en terme d’inclusion des PVH-APV en RDC. Il a également réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer l’inclusion des personnes sourdes à tous les niveaux.
Pour le représentant de la ministre déléguée en charge des PVH-APV, les travaux menés en marge de cette semaine, à travers ses résolutions, constituent un cadre qui va contribuer à l’avancement de la langue des signes en RDC.
M. Berlin Issa, président de l’Association nationale des sourds du Congo, a rappelé l’importance de cette langue comme outil d’émancipation et d’accès à l’information.
Quelques intervenants sourds ont, à leur tour, exprimé leur gratitude envers le Chef de l’État et la ministre déléguée pour leur engagement en faveur de l’amélioration des conditions de vie des personnes sourdes, à travers des actions telles que la publication de la loi organique, l’élaboration et le vernissage du dictionnaire de la langue des signes congolaise, ainsi que la création de l’Académie de développement de cette langue.
Ils ont, par la suite, plaidé pour l’accès des personnes sourdes à l’information à travers des médias en employant des interprètes.
Les personnes sourdes, malentendantes de la RDC, ont consacré cette semaine à des travaux sur la reconnaissance par tous du dictionnaire en langue des signes congolaise en y ajoutant la semaine internationale des sourds couplée à la Journée internationale de la langue des signes 2025, autour du thème : « Pas de droits humains sans droits à la langue des signes ».
ACP/UKB

