RDC : la consolidation des partenariats préconisée pour le respect des droits des femmes

Kinshasa, 23 juin 2026 (ACP).- La consolidation de la coordination et des partenariats a été préconisée pour le respect des droits des femmes et des enfants, lors d’un forum consultatif conjoint organisé mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences sexuelles liées aux conflits.

 « Aujourd’hui, nous souhaitons également attirer une attention particulière sur une réalité souvent ignorée : celle de l’esclavage sexuel et des enfants nés de viols.  

À l’issue de ce forum, nous espérons pouvoir renforcer la coordination et les partenariats afin que les droits des femmes et des enfants soient pleinement respectés et protégés », a déclaré Micheline Ombae, ministre du Genre, famille et enfants (GFAE).

« Dans le cadre de ce communiqué conjoint entre le gouvernement de la RDC et les Nations unies, nous poursuivons les actions déjà engagées, tout en consolidant nos partenariats avec les organisations de la société civile, les institutions nationales et les partenaires internationaux», a-t-elle ajouté. 

Mme Ombae a fait savoir que les enfants portent trop souvent le poids d’un crime qu’ils n’ont pas commis. 

« Ils ont droit à une identité, comme l’a rappelé le ministre des Droits humains, à une protection, à une éducation et surtout à l’amour de leur communauté, ainsi qu’à toutes les opportunités nécessaires pour construire leur avenir », a-t-elle indiqué.

« Nous devons donc, ensemble, combattre les préjugés, mettre fin à la stigmatisation et promouvoir des politiques publiques qui garantissent leur pleine inclusion sociale », a renchéri la ministre du GFAE.

La protection des enfants,  un investissement essentiel pour la paix

Mme Ombae a précisé que la protection de ces enfants n’est pas seulement une obligation juridique et morale, mais aussi un investissement essentiel pour la paix et la cohésion sociale.

« La lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits ne peut être menée par un acteur seul. Elle exige la mobilisation de tous : institutions publiques, système judiciaire, forces de sécurité, partenaires internationaux, organisations communautaires, leaders religieux, médias et citoyens », a-t-elle dit, remerciant les partenaires du gouvernement.

« Je voudrais enfin exprimer ma gratitude à tous les partenaires qui accompagnent le gouvernement de la République, dirigé par la Première ministre et cheffe du gouvernement, qui met en œuvre la vision du Président de la République et chef de l’État, relative à l’avènement d’un État de droit. Ensemble, faisons de cette présidence de la RDC une année d’action concrète, de solidarité renforcée et d’avancées significatives pour la dignité humaine, la justice et la paix », a-t-elle expliqué. 

Elle a fait savoir que RDC doit renforcer l’accès à la justice, garantir des réparations effectives, améliorer l’accompagnement psychosocial, faciliter l’accès à l’état civil pour les enfants concernés et poursuivre sans relâche la lutte contre l’impunité.

Acp/B/K /YM 

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