RDC : la prévention recommandée pour mettre fin aux violences sexuelles contre les enfants

Kinshasa, 23 juin 2026 (ACP).- La prévention a été recommandée pour mettre fin aux violences sexuelles liées  aux conflits contre les enfants mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit.

«Le thème de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit porte sur les enfants qui sont des cibles. Pour mettre fin à cette abomination, il faut agir sur trois fronts : Premièrement, la prévention, en s’attaquant aux causes profondes de la violence sexuelle, en renforçant les institutions et en investissant dans des services axés sur l’enfant», a déclaré Vivian van de Perre  Représentante du Secrétaire général des Nations unies.

« Deuxièmement, la protection, pour que les enfants vivant dans une zone de conflit soient en sécurité, enfin, l’application du principe de responsabilité, pour que les victimes obtiennent justice et que les auteurs répondent de leurs actes. Alors que les conflits s’intensifient partout dans le monde, un nombre choquant de filles et de garçons sont victimes de viols, d’esclavage sexuel, de mariages forcés et d’autres formes de violence », a-t-elle ajouté. 

Mme Van de Perre a en outre rappelé que ces crimes  déchirent le tissu social et peuvent laisser des traces indélébiles, notamment en provoquant des traumatismes physiques et psychologiques, et entraîner l’exclusion sociale.

« Les enfants ne doivent jamais être pris pour cibles dans la guerre. Leur protection est un impératif juridique et moral pour chaque combattant et chaque pays. Trop souvent, les conflits volent l’enfance. Mais ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où chaque fille et chaque garçon grandira en sécurité et dans la dignité », a-t-elle dit, citant le Secrétaire général António Guterres.

Au nom du M. James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général  et de la Monusco, elle a été réaffirmé que cette commémoration intervient à un moment clé où la RDC assume la présidence de l’Alliance internationale pour la prévention des violences sexuelles en situation de conflit et siège à la fois au Conseil des droits de l’homme et au Conseil de sécurité.

La Monusco s’engage à soutenir le gouvernement dans la prévention

La représentante du Secrétaire général des Nations unies a fait savoir que la Monusco s’engage à soutenir les autorités nationales dans la prévention et la réponse aux violences sexuelles liées au conflit, en passant par le renforcement des mécanismes de protection pour les populations à risque, le soutien aux enquêtes et aux processus de redevabilité, l’expansion d’une assistance globale centrée sur les survivants.

« Cette assistance inclut l’accès rapide, confidentiel et non discriminatoire à des soins médicaux de qualité, la prise en charge clinique du viol, l’élargissement des services de santé mentale et psychosociale, ainsi qu’un accompagnement juridique et des programmes de réintégration socio-économique pour restaurer la dignité et l’autonomie des survivants », a indiqué Mme De perre. 

Elle a également souligné que la Monusco collabore avec les institutions nationales, la société civile et les leaders communautaires pour lutter contre la stigmatisation et promouvoir des environnements où les survivants sont crus, protégés et soutenus.

« Placer les survivants au centre de toute intervention est essentiel pour obtenir un impact durable et briser le cycle des violences », a-t-elle conclu. 

Cette conférence organisée à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, a été placée sous le thème « Violences sexuelles liées aux conflits contre les enfants : Protéger l’avenir et autonomiser les aidants ».

ACP/B/M/K/A/MN

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