Kinshasa, 11 mars 2026 (ACP).– Le travail en synergie a été recommandé aux femmes pour transformer la politique en République démocratique du Congo (Rdc), à l’issue d’une journée d’échange organisé mercredi à Kinshasa, par Fondation Friedrich Ebert Stirftung en partenariat avec le ministère du Genre, famille et enfant (GFAE).
«La synergie est essentielle. Lorsque les femmes se mettent ensemble, qu’elles viennent de la politique, de la société civile, de l’administration, du secteur privé ou du monde académique, elles deviennent une véritable force de transformation sociale», a déclaré Jeanne Nzuzi, secrétaire permanente du Comité national des femmes et développement (Conafed).
«La société civile croit fermement que le leadership féminin doit être encouragé, accompagné et rendu visible. Les expériences, les parcours et les initiatives portées par les femmes doivent être valorisés afin d’inspirer la nouvelle génération de leaders», a-t-elle ajouté.
Selon Mme Nzuzi, cette plateforme qui est mise en place aujourd’hui peut devenir un espace stratégique pour favoriser le partage d’expériences en matière du leadership et sur le combat des femmes congolaises, renforcer la solidarité permanente entre les femmes non seulement ne matière électorale ; amplifier la voix des femmes et des filles dans la gouvernance ainsi que promouvoir une participation plus équitable dans la prise de décision.
«Ensemble, nous avons la responsabilité de transformer les défis en opportunités et de faire en sorte que le pouvoir ne soit pas seulement un espace d’accès, mais aussi un outil de transformation pour une société plus juste, inclusive et égalitaire», a-t-elle indiqué.
Elle a, par la même occasion, recommandé, à toutes les parties prenantes de se dépasser des ambitions personnelles, des titres et autres divergences et clivages de toute nature en vue d’œuvrer pour une cause commune.
Travailler avec des alliés stratégiques pour briser des barrières
Mme Nzuzi a invité les femmes à travailler avec des allés stratégiques dans certains domaines pour briser les barrières et les obstacles à l’épanouissement des femmes.
«Nous devons travailler avec des alliés stratégiques et des acteurs qui détiennent le pouvoir pour briser des barrières dans l’accès à certains milieux, renforcer des capacités en plaidoyer et associer les femmes rurales et autres pour que cela ne soit pas une synergie de femmes intellectuelles de milieux urbains», a-t-elle préconisé, avant de recommander la prose en compte des jeunes femmes et jeunes filles, des personnes vivants avec handicap (PVH), des peuple autochtones et de toutes les catégories marginalisées, avec une vision claire, celle de jouer un vrai rôles de mentor.
Cette actrice sociale a fait savoir qu’il est aussi question de militer pour la prise en compte des listes zébrées et bloquées pour parvenir à la parité homme et femme dans les institutions, postes nominatifs et postes électifs.
Le Comité national femme et développement (Conafed) draine à son actif une expérience très fournie en matière de réalisation des programmes relatifs à la promotion du genre et équité homme-femme, aux droits civiques de la femme, aux droits de la femme, aux droits successoraux, à l’entrepreneuriat féminin, au leadership féminin, aux élections et aux candidatures féminines. ACP/UKB

