RDC : l’intégration des femmes et jeunes recommandée dans les mécanismes de paix 

Kinshasa, 1er novembre 2025 (ACP).–  L’intégration des femmes et des jeunes dans les initiatives et mécanismes de paix et diverses commissions, a été citée parmi les principales recommandations qui ont fait objet des plaidoyers auprès des différentes institutions du pays et des Nations unies, pour le retour de la paix  dans la partie Est de la République démocratique du Congo, lors d’une conférence de presse samedi à Kinshasa.

«Après notre plaidoyer continental, nous avons formulé quelques recommandations pour le retour de la paix dans la partie Est de notre pays», a déclaré  Annie Bambe Cikunda, coordonnatrice de la Coalition Beijing.

Il s’agit notamment de l’intégration des femmes et jeunes dans les initiatives et mécanismes de paix et diverses commissions et de la dimension genre dans la gouvernance de crise, en imposant que toutes les politiques de sécurité et de stabilisation incluent la protection et la participation des femmes pour l’avancement de l’agenda «Femme, Paix et Sécurité».  « C’est aussi par la création d’une cellule de coordination nationale «Genre-paix-sécurité», sous l’autorité de la Première ministre afin d’harmoniser l’action des ministères (Intérieur, Défense, Justice, Education nationale, Genre, Affaires Sociales, Communication, Droits humains, Jeunesse) », a-t-elle expliqué.

A cela s’ajoute,  la lutte contre l’impunité, la construction de la paix par l’information en élaborant un plan national de communication pour la paix, l’intégration de la prévention des violences basées sur le genre (VBG) dans les plans locaux de sécurité, ainsi que l’adoption des budgets nationaux consacrant une part significative à la sécurité humaine, et pas seulement à la sécurité militaire, a-t-elle indiqué. 

«Positionnée sur un front féministe depuis mars 2025, la Coalition Beijing RDC a engagé des discussions franches avec certains détenteurs d’obligations, voire des acteurs  clés visibles et invisibles impliqués d’une certaine manière dans le conflit en vue de les pousser à donner des réponses pour la fin des hostilités, la paix véritable et durable et le respect des droits humains des femmes/filles de la RDC», a fait savoir la coordonnatrice de la Coalition Beijing. 

Durant  trente ans durant, la RDC vit dans une spirale de conflit, la prise de Goma, de Bukavu et leurs environs par la coalition M23-AFC avec l’appui militaire du Rwanda en fin janvier 2025 a non seulement déstabilisé d’avantage la région, mais a engendré des conséquences sécuritaires, humanitaires et de multiples cas des violations des droits humains d’une ampleur effroyable avec un impact dévastateur sur les populations, particulièrement les femmes et les filles, a-t-elle relevé.  

Elle a par ailleurs dénoncé, les atrocités indicibles ont été commises avec plus de 164 femmes détenues, agressées sexuellement, puis brûlées vives (cas de la prison de Munzenze à Goma en janvier 2025).  Par ailleurs, elle a déploré le meurtre crapuleux après un viol collectif des hommes en uniforme de la féministe Asifiwe BAIBONGE  (Coordinatrice de l’Association Femme Avenir) pendant la nuit du 7 février 2025 à Goma.

Pour rappel, la Coalition Beijing RDC, créée le 22 juillet 2020 est un mouvement féministe  œuvrant sous le label d’une plateforme  féministe et composé de plus de 200 organisations féministes et des droits des femmes au sein de la société civile sous le leadership du Forum pour les Droits des Jeunes et Enfants au Congo (FODJEC). 

 ACP/C.L.

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