A Arusha,  la RDC exige le retrait des troupes rwandaises sur son territoire

Kinshasa, 6 octobre 2026 (ACP).- Le président du Sénat de la République démocratique du Congo (RDC),  a exigé mardi à Arusha, en Tanzanie, le retrait des troupes rwandaises de l’Est du pays et l’arrêt de leur soutien au M23-AFC, conformément aux engagements et instruments de paix en vigueur, lors du débat général de la 153ème  Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), selon un communiqué.

« Le retrait des troupes rwandaises et l’arrêt de leur soutien au groupe terroriste M23-AFC, conformément à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, à l’Accord de paix de Washington, à la Déclaration de principes de Doha et au processus de l’Union africaine », a déclaré Jean-Michel Sama Lukonde, cité dans le communiqué de la chambre haute du Parlement.

Pour le président du Sénat, « la paix dans l’Est n’est pas une option, c’est une exigence fondamentale », appelant ainsi les parlementaires à soutenir les efforts visant à mettre fin à l’instabilité dans cette partie du pays.

D’après ce document, le Président du Sénat a également salué la démarche du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, en faveur d’un dialogue national impliquant les différentes composantes de la société congolaise, de la base au sommet.

Selon lui, cette démarche doit contribuer à renforcer la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État, tout en mettant en avant la gouvernance de proximité à travers le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T).

« Le PDL-145T traduit la volonté résolue du Chef de l’État de rapprocher l’action publique des populations et d’assurer un développement plus équitable. C’est la solidarité nationale en actes, pour que chaque Congolais, où qu’il vive, ait accès aux infrastructures essentielles », a-t-il déclaré.

 L’inclusion sociale au centre de la gouvernance

Vue du président du Sénat devant l’assistance

Dans son intervention, M. Sama  a également cité plusieurs mesures sociales, notamment la création d’un ministère dédié aux personnes vivant avec handicap, l’adoption de la loi portant protection et promotion de leurs droits, ainsi que la gratuité de l’enseignement et la couverture santé universelle, notamment la gratuité de la maternité.

« La bonne gouvernance n’a de sens que lorsque les femmes, les jeunes, les personnes vulnérables et les peuples autochtones participent pleinement aux décisions qui engagent leur avenir », a-t-il souligné.

Sur le plan économique, le président de la Chambre haute du Parlement a insisté sur la nécessité d’une gestion transparente de la redevance minière reversée aux communautés locales, ainsi que sur les mécanismes destinés à favoriser l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes.

Il a notamment évoqué la loi sur les start-up, le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat et le Fonds spécial pour la promotion des jeunes.

Cette intervention intervient dans le cadre de la 153e Assemblée de l’UIP, qui se tient du 5 au 9 octobre à Arusha autour du thème : « Renforcer la bonne gouvernance et les capacités des collectivités grâce à l’inclusion, à la confiance et à l’égalité des chances ».

La 153ème  Assemblée de l’UIP réunit à Arusha des parlementaires du monde entier autour des enjeux de gouvernance, d’inclusion et d’égalité des chances.

A CP/C.L./ Nk/ Atu

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