Au Conseil de sécurité, Bintou Keita s’inquiète de la tension RDC-Rwanda

Kinshasa, 11 décembre 2023 (ACP).- La tension entre la République démocratique du Congo (RDC) et son agresseur, le Rwanda, a été relevée lundi à New York (Etats-Unis d’Amérique) par la représentante du secrétaire général de l’Onu en RDC et cheffe de la Monusco, dans son discours devant le Conseil de sécurité.

« La tension entre la RDC et le Rwanda reste très vive, et le  risque d’escalade militaire entre les deux pays demeure important malgré les efforts régionaux et internationaux d’apaisement », a déclaré Bintou Keita.

Parlant toujours du Rwanda, la Cheffe de la Monusco a déploré également  « la montée récente de tension entre le Rwanda et le Burundi suite à l’engagement des forces burundaises contre le M23  dans le Masisi ».

« La situation sécuritaire humanitaire et de droits de l’homme s’est malheureusement détériorée dans le sud de la province du Nord-Kivu, notamment suite à la reprise des hostilités entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le M23 depuis le mois d’octobre et l’offensive du M23 dans le territoire de Masisi » , a-t-elle reconnu.

Cependant, a-t-elle expliqué, « l’opération « Spring bock » lancée en novembre pour sécuriser la ville de Goma et celle de Sake, a constitué jusqu’à présent un moyen de dissuasion efficace contre les tentatives du M23 ».

Bintou Keita a néanmoins félicité le gouvernement congolais   d’ « avoir officiellement interdit  toute relation entre les FARDC et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), de même que « l’extension de l’opération conjointe (SUJA) entre les forces congolaise et ougandaise dans le nord de la province »,   qui « a mis sous pression le groupe armé ADF(…) » .

Retrait de la Monusco

En octobre 2023, le vice-Premier ministre en charge  des Affaires étrangères,  Christophe Lutundula, avait informé l’opinion du  déclenchement  de la mise en œuvre du « retrait accéléré, progressif et responsable de la Monusco à partir de décembre 2023 ».

 «Nous avons convenu entre le gouvernement de la République et la Monusco pour un retrait progressif, responsable et durable de la Monusco et nous y travaillons » avait-il déclaré.

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies avait demandé au gouvernement congolais un plan de retrait de la Monusco, après avoir examiné sa lettre  écrite le 1er septembre par le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et Francophonie, Christophe Lutundula.

La Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) fut créée le 30 novembre 1999, afin d’élaborer des plans en vue de l’observation du cessez-le-feu de Lusaka signé en juillet 1999 entre la République démocratique du Congo (RDC) et cinq États de la région (Angola, Namibie, Ouganda, Rwanda et Zimbabwe). La MONUC est devenue Monusco en juin 2010. ACP/

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