Bujumbura accueille la cinquième journée mondiale de Kiswahili au mois de juillet

Kinshasa, 22 Juin 2026 (ACP). – La 5ème édition de la Journée mondiale du Kiswahili au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), dont est membre la République démocratique du Congo, est prévue du 5 au 7 juillet à Bujumbura, au Burundi, selon un communiqué consulté lundi par l’ACP.

« Le Kiswahili est notre héritage, notre fierté et notre richesse », a déclaré Caroline Asiimwe, secrétaire exécutive de la commission des états d’Afrique de l’Est pour le kiswahili citée dans le communiqué, précisant que ces assises se dérouleront du 5 au 7 juillet dans la capitale burundaise.

Selon elle, la conférence internationale ouvrira les festivités les 5 et 6 juillet, avant la célébration officielle de la Journée mondiale du Kiswahili prévue le 7 juillet. Cet événement réunira des représentants des sept (7) États membres de la CAE : Burundi, RDC, Kenya, Somalie, Soudan du Sud, Ouganda et Tanzanie.

Diplomates, chercheurs, universitaires, partenaires au développement, organisations internationales, acteurs du secteur privé, médias et société civile sont également attendus.

Placée sous le thème : « Kiswahili, multilinguisme et intelligence artificielle », cette édition intervient alors que l’EAKC célèbre ses dix ans d’existence. Elle s’inscrit dans la mise en œuvre du deuxième Plan stratégique de la Commission, axé sur l’exploitation des technologies numériques et de l’IA pour promouvoir l’intégration régionale et le développement durable.

Le kiswahili, bien que langue africaine la plus parlée et en expansion mondiale, reste sous-représenté dans les bases de données linguistiques, la traduction automatique, la reconnaissance vocale et les grands modèles de langage.

« L’absence d’investissements dans ces secteurs pourrait priver des millions de citoyens africains d’un accès équitable aux services numériques, à l’éducation en ligne, aux soins de santé numériques, au commerce électronique et à l’administration électronique », a  souligné la Secrétaire exécutive de la « EAKC ».

La conférence ambitionne d’explorer les moyens de faire du kiswahili et des autres langues africaines des acteurs à part entière de la révolution numérique. Les discussions porteront sur les droits linguistiques dans l’espace numérique, la protection des données linguistiques africaines, l’éthique de l’IA, la préservation du patrimoine culturel, et le rôle des jeunes innovateurs.

Le commerce numérique, l’éducation, la recherche et les services financiers seront aussi au cœur des échanges.

Par ailleurs, l’EAKC appelle les médias à jouer leur rôle en utilisant un kiswahili correct et normalisé, tout en exploitant l’IA de manière responsable. « Les médias demeurent des acteurs stratégiques dans la diffusion des connaissances et la promotion d’une utilisation harmonisée de la langue à l’échelle régionale », a conclu l’institution.

ACP/

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