Kinshasa, 1 août 2026 (ACP).- Les préparatifs de l’Assemblée générale élective du Cadre de concertation national de la société civile de la République démocratique du Congo (CCNSC-RDC) ont été examinés, samedi à Kinshasa, lors d’une plénière réunissant les représentants des organisations de la société civile, les coordonnateurs provinciaux et leurs partenaires.
« C’est avec un grand honneur et un réel plaisir que je prends la parole aujourd’hui à l’ouverture de cette Assemblée plénière. La tenue de cette plénière s’inscrit dans le processus préparatoire de l’Assemblée Générale élective appelée à renouveler les organes de gouvernance aux niveaux national, provincial et local », a déclaré Rachel Sunzia, Coordonnatrice nationale du CCNSC-RDC.
Selon elle, cette plénière constitue une étape déterminante pour garantir un processus électoral crédible, transparent, inclusif et consensuel, à l’approche de l’expiration du mandat des quatre équipes de rotation issues de l’Assemblée générale élective de 2019.
Mme Sunzia a estimé que les défis auxquels le Cadre de concertation est confronté représentent également des opportunités de transformation et de consolidation institutionnelle. Elle a relevé que le travail déjà accompli, notamment la stabilisation du Cadre national et des cadres provinciaux ainsi que les efforts de crédibilisation de ces structures, a permis de préserver les acquis grâce à l’engagement de l’ensemble des parties prenantes.
À cet effet, la Coordonnatrice nationale du CCNSC-RDC a indiqué que cette session plénière vise principalement à définir les orientations devant conduire à une bonne organisation de la prochaine Assemblée générale élective.
Trois axes majeurs au centre de la session
Selon Mme Sunzia, la feuille de route s’articulera autour de trois axes majeurs, à savoir les orientations stratégiques, l’optimisation de la gouvernance ainsi que la mise en place d’une stratégie de mobilisation des ressources, assortie d’un mécanisme de suivi et de lutte contre l’impunité.
Elle a, en outre, insisté sur la nécessité de renforcer la transparence, la redevabilité, l’autogestion, l’auto délégation et la coordination des actions, tout en consolidant l’unité du Cadre de concertation national, les liens avec les cadres provinciaux et la communication interne.
Face aux crises sociopolitiques, la présidente du conseil d’administration de l’ASBL ‘’Dignité humaine’’, Élodie Ntamuzinda, a exhorté les acteurs de la société civile à s’impliquer dans les réflexions sur le référendum et le dialogue national inclusif. Selon elle, les organisations de la société civile ont le devoir de se prononcer sur les questions qui engagent l’avenir de la Nation.
Pour sa part, la présidente du Réseau des femmes parlementaires et actrices de développement, Antoinette Nsamba, a insisté sur la responsabilité morale des animateurs de la société civile.
Elle a estimé que certains acteurs politiques instrumentalisent la société civile pour accéder à des fonctions au sein des institutions avant de s’en détourner. Elle a, à cet effet, invité ses pairs à faire preuve de vigilance face à cette pratique.
Au cours des échanges, les participants ont mis l’accent sur le rôle déterminant des institutions citoyennes, notamment la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), dans la consolidation de la démocratie. Les travaux se sont déroulés en présence de Ronsard Malonda, ancien secrétaire exécutif national de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que du représentant du ministre du Plan, Guylain Nyembo.
ACP/Kun

