Kinshasa, 15 février 2026 (ACP).- Les deux premiers mois de l’année 2025 en République démocratique du Congo (RDC) ont dévoilé les pans de l’offensive diplomatique du Gouvernement qui ont fait bouger les lignes de manière très palpable.
L’engagement du Président Félix Tshisekedi à favoriser la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs donne déjà des fruits, prélude à sa quête du rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les zones du pays occupées par la coalition de l’armée rwandaise et le M23-AFC.
N’en déplaise à l’agresseur qui ne jure que par le langage des armes.
» Toute idée qui vise à ramener la paix n’arrange pas le Président Kagame « , a fait savoir mercredi le ministre Patrick Muyaya, Porte-parole du gouvernement intervenant sur RFI.
Qu’à cela ne tienne. Mme Vivian Van de Perre, cheffe intérimaire de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), a séjourné du jeudi au vendredi dans la province-martyre du Nord-Kivu.
Arrivée à Goma par son aéroport (tout un message), elle a insisté dans ses échanges avec les parties prenantes pour que les engagements pris se traduisent rapidement par « des dispositions opérationnelles claires et crédibles et vérifiables sur terrain ».
Au Nord-Kivu, la responsable a.i. de la Mission onusienne qui sera redéployée au Sud-Kivu, précisément à Uvira, après son retrait en 2024, avait rencontré vendredi 13 février les différentes parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu.
Le Mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL (Conférence internationale pour la région des Grands lacs) dont « l’appui à la Monusco sera progressif », avait pris part à ces discussions.
La diplomatie congolaise a permis des avancées réelles au point que Kigali et ses alliés ont perdu toute maîtrise, s’attaquant à tout le monde, en promettant « l’enfer ».
A Washington, Doha, Lomé, Luanda, Kinshasa, voire Addis-Abeba, la RDC utilise les armes diplomatiques là où le Rwanda et ses alliés étalent menaces militaires et l’enfer.
Le monde a finalement compris que Kigali n’était pas dans l’axe de la paix. Il est temps de tirer les conclusions qui s’imposent contre ceux qui font obstacle â la paix pour poursuivre le pillage, la prédation et les massacres.
ACP/C.L.

