Dialogue national inclusif : deux plateformes saluent les conditions fixées par le Président Tshisekedi

Kinshasa, 28 août 2026 (ACP).- Le Mouvement de réveil de la jeunesse congolaise (MRJCO) et l’Alliance pour la rupture, le développement et alliés (ARDEV-A) ont salué vendredi, dans un communiqué, les conditions non négociables fixées par le Chef de l’Etat pour la participation au dialogue national inclusif.

 « Pas de place et pas de prime pour ceux qui ont pris les armes pour tuer le peuple congolais. Aucune arme ne donnera un droit supérieur au suffrage », a écrit Me John Mbaya, président national du MRJCO et président a.i de l’ARDEV-A dans le document.

Le regroupement politique a réagi favorablement au discours du Chef de l’État annonçant le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Le document félicite le Président Félix Tshisekedi pour sa prise de position jugée courageuse et responsable.

« Négocier avec les Rwandais ou ses supplétifs du M23/AFC ne nous apporterait que la honte et l’humiliation nationale », a martelé le communiqué.

Pour le MRJCO et l’ARDEV-A, ces assises doivent être centrées sur deux (2) sujets principaux et non plus. La première porte sur la sécurité nationale.

« Comment bouter l’agresseur dehors. C’est le point principal qui nous concerne tous. Toutes les forces vives de la nation, toutes les tribus, tous les hommes politiques, les artistes, les confessions religieuses, dans toutes les provinces, nous devons réfléchir ensemble sur les moyens de mettre définitivement fin à l’agression », a souligné le texte.

Le second point concerne la gouvernance interne

Par ailleurs, ces plateformes ont indiqué que le second point à aborder au cours de ce dialogue devra être : « comment mettre fin à la corruption et à la mauvaise gouvernance. Comment imposer une bonne gouvernance et lutter efficacement contre la corruption qui ronge notre État ».

Le MRJCO et l’ARDEV-A ont rappelé que ce dialogue est constitutionnel et se base sur les articles 5 et 64 de la Constitution, car le pouvoir appartient au peuple et toutes les provinces ainsi que des organisations professionnelles seront consultées.

Parmi leurs exigences, les deux plateformes proposent que le dialogue aboutisse à la création d’un Tribunal spécial sur les crimes commis au Congo dans le cadre de la justice transitionnelle, à l’instar du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), du Tribunal pénal International pour le Rwanda (TPIR), du Tribunal spécial pour la Sierra Leone et de la Cour pénale internationale (CPI).

Sur les processus de Doha et de Luanda/Washington, le MRJCO et l’ARDEV-A ont estimé qu’ils doivent déboucher uniquement sur la démobilisation, le désarmement et la réinsertion sociale, sans intégration, ni mixage, ni brassage des groupes armés au sein des FARDC.

Par ailleurs, ces deux plateformes ont lancé un appel au peuple congolais à se préparer pour participer massivement à ce dialogue historique, tout en posant une ultime mise en garde politique.

« Si le Chef de l’État avait demandé que nous puissions négocier avec le M23 et ses supplétifs, le MRJCO et la plateforme politique ARDEV-A se seraient versés immédiatement dans une opposition républicaine en quittant la majorité présidentielle », a prévenu Me Mbaya précisant que le Président Tshisekedi s’est constitué en défenseur de la souveraineté et de la cohésion  nationale. 

ACP/M

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