Kinshasa, 2 mars 2026 (ACP).- Les Forces armées soudanaises (FAS) ont repris le contrôle de deux villes clés de l’Etat de Kordofan du sud en janvier et février 2026, après celui de Khartoum en mars 2025, selon un communiqué de l’ambassade du Soudan en République démocratique du Congo consulté dimanche.
« La guerre au Soudan entrera dans sa troisième année en avril prochain, ayant débuté le 15 avril 2023. Les FAS ont dû faire face à une invasion étrangère et à un conflit régional pour le contrôle des ressources du Soudan. (…) En janvier et février 2026, les FAS ont repris le contrôle des villes clés de l’État du Kordofan du Sud : Dilling et Kadugli, la capitale de l’Etat. Ces villes étaient assiégées depuis plus de deux ans par le mouvement d’Abdel Aziz al-Hilu depuis les années 1990, en coopération avec les Forces de soutien rapide (FSR) », a-t-on lu dans le communiqué signé par Khaled Yahya, Conseiller politique à l’ambassade.
Après la reprise totale du contrôle de la capitale, Khartoum par les forces armées, le Premier ministre, le Dr. Kamil Idris, a annoncé le retour de tous les ministères dans la ville pour la reprise de leurs activités. Les ministères des services publics ont également repris leurs activités afin de rétablir les services essentiels aux citoyens.
Conformément à ses pratiques habituelles et à sa stratégie brutale de ciblage des infrastructures civiles et des rassemblements de citoyens, la milice terroriste des FSR a lancé une attaque sanglante contre la ville de Kologi, dans l’État du Kordofan du Sud, le 4 décembre 2025.
Le communiqué précise que cette attaque s’ajoute aux massacres perpétrés à El Geneina, Wad Al-Noura, Gezira Est, dans les villages d’Al-Jumou’iya, dans les camps de Zamzam et d’Abu Shouk à El Fasher, et ailleurs, confirmant ainsi sa brutalité sans bornes.
Massacre de Kologi, État du Kordofan du Sud
Selon la source, la milice rebelle a ciblé une école maternelle de la ville de Kologi, dans l’État du Kordofan du Sud, à l’aide d’un drone qui a tiré quatre missiles sur des zones résidentielles. Quarante-trois enfants et trente-six hommes et femmes ont trouvé la mort, tandis que trente-huit personnes ont été grièvement blessées.
La source a ajouté que ces violations sont dues au soutien apporté par les Émirats arabes unis aux milices, notamment par la fourniture d’armes et de forces mercenaires via la Libye, le Tchad et l’Éthiopie, soutien qui se heurte à un silence complet de la part de la communauté internationale.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Union européenne ont condamné le massacre d’enfants à Kluge, le qualifiant de violation abominable des droits de l’enfant. Le ministère saoudien des Affaires étrangères a, également, publié un communiqué condamnant fermement les attaques criminelles perpétrées par les FSR contre l’hôpital militaire d’Al-Kouweik, un convoi d’aide du Programme alimentaire mondial et un bus transportant des civils déplacés.
Ces attaques ont causé la mort de dizaines de civils non armés, dont des femmes et des enfants, et ont endommagé des installations et des convois humanitaires dans les États du Kordofan du Nord et du Kordofan du Sud.
Lors de la session du Conseil de sécurité de janvier dernier, le Premier ministre, le Dr Kamil Idris, avait annoncé une initiative visant à mettre fin à la guerre et à instaurer la paix au Soudan. Cette initiative comprenait plusieurs points, notamment un cessez-le-feu et la collecte des armes auprès des milices sous la supervision internationale des Nations Unies, de l’Union africaine et de la Ligue des États arabes.
Il a également évoqué le regroupement des rebelles des Forces de soutien rapide dans des camps et la reconstruction du Soudan. Cette initiative a été largement saluée par plusieurs parties, notamment la Commission de l’Union africain. ACP/C.L.

