RDC : la sécurité des biens culturels congolais évoquée à l’UNESCO à Paris

Kinshasa, 2 mars 2026 (ACP)- La sécurité des biens culturels et la culture de la paix dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ont été au menu des échanges à Paris entre Khaled El-Enany, Directeur général de l’Unesco et Émile Ngoy, ambassadeur congolais en France, selon un communiqué lundi.

«La sécurité des biens culturels et la culture de la paix dans l’est de la RDC, où des infrastructures éducatives sont détruites, indistinctement, ont été parmi les axes majeurs exposés par le Professeur Émile Ngoy Kasongo, en sa qualité de Délégué permanent de la RDC à l’Unesco et ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en France », a-t-on lu dans le communiqué de l’Ambassade.

« Ensuite, l’Ambassadeur a souligné la nécessité de la valorisation et diversification du patrimoine (Culture et Économie Créative). Il a ainsi relevé l’importance de redynamiser l’industrie culturelle et créative à Kinshasa et Lubumbashi, villes créatives Unesco», a ajouté la source.

Le diplomate congolais a également sollicité l’implication de l’Unesco pour des solutions idoines pour la mise en valeur des sites du Massif Lovo au Kongo central (arts rupestres), du mémoriel de Moanda (Nsiamfumu, route des personnes mises en esclavage) et de celui de la ville Sainte de NKamba (Basilique, Mausolée, Musée et Rivière).

« Il a sollicité l’expertise technique du Secrétariat de l’Unesco pour accompagner la finalisation de ces dossiers », a fait savoir la source.

Faisant référence aux Objectifs Post-2030 sur les sciences et développement durable, le Professeur Ngoy Kasongo s’est penché sur le mandat scientifique de l’une scolaire et le rôle de la RDC en tant que “poumon vert”. «À cet effet, il a notamment manifesté le souhait de la RDC de positionner le fleuve Congo et son bassin forestier comme un patrimoine national et africain majeur sous les angles scientifique (patrimoine subaquatique), écologique et culturel, mais aussi de mettre en évidence le rôle du Centre de Yangambi et de la Tour à flux pour la biosphère », a indiqué le document.

Toutefois, le représentant permanent de la RDC à l’Unesco a sollicité le renforcement des capacités des universités et centres de recherche périphériques pour la gestion de la biosphère et l’étude des enjeux environnementaux (universités de Kisangani, de Bunia etc.)

Toutefois, l’ambassadeur congolais est revenu sur l’importance de la Convention de La Haye (1954), domaine où la RDC vient de se distinguer par sa victoire au Comité du 2ème protocole de la Convention de la Haye et son élection au sein du Bureau de ce même Comité en tant que Rapporteur.

Pour finir, le Professeur Émile Ngoy Kasongo a plaidé pour l’organisation de la semaine africaine, sous la présidence de la République démocratique du Congo, et l’accompagnement du Directeur général de l’Unesco.

Au siège de l’Unesco, le numero Un de l’agence onusienne en charge de la culture et science, a pris en compte les desideratas du diplomate congolais et a promis d’y travailler avec son comité pour des solutions durables pour l’intérêt de la RDC et de humanité.

ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet