De guerre lasse, le dirigeant rwandais s’est imaginé la semaine dernière qu’il pouvait innover et surprendre. D’abord en prenant une pose peu photogénique sur les gradins de la NBA à Los Angeles. Ensuite, en tentant un rapprochement avec des organisations juives supposées plaider pour lui auprès de l’administration Trump afin d’éviter le couperet des sanctions déjà annoncées par Washington.
Peine perdue.
Plusieurs proches de Trump ont rappelé à quel point ce dernier était loin de cautionner les insultes et le mépris brandis par Paul Kagame pour s’exonérer de la charge d’exécuter sa part de l’Accord de paix du 4 décembre 2025 entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sous l’égide du Président américain. La tentative désespérée de trouver auprès de certaines organisations juives americaines des similitudes entre la Shoa et le génocide de 1994 n’a pas non plus fonctionné. En raison, principalement, du poids de plus de 20 millions des Congolais tués par l’aventurisme rwandais sur le territoire de la RDC depuis plus de trente ans, désormais connu sous le vocable de Genocost.
Accessoirement, le motif de la menace des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, mouvement composé des rebelles hutu rwandais) avait déjà depuis longtemps volé en éclats du fait de l’occupation par le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC/M23 du territoire congolais où vivraient supposément les FDLR.
La démonstration de cetre évidence a une nouvelle fois été apportée la semaine dernière par le Ministre congolais de la Communucation et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembue.
Le prétexte qui n’en finit toujours pas s’est une fois de plus fourvoyé une nouvelle fois, comme l’a démontré le Ministre Muyaya sur son compte Twitter.
Le ministre Muyaya a aligné deux tableaux à l’effet de démontrer combien la menace demeure essentiellement imaginaire.
Le premier tableau constitue un récapitulatif des opérations réalisées par la RDC seule pour éradiquer le phénomène et conforter la crédibilité des engagements du gouvernement rdcongolais. Dans le lot figurent des rapatriements et des redditions : 342 combattants rapatriés entre Virunga et Kanyabayonga, 471 et 8 d’Angenga, auxquels s’ajoutent plus de 5.000 volontaires.
Le deuxième tableau évoque des opérations conjointes des armées congolaise et rwandaise entre 2019 et 2022. Il fait état de 338 FDLR mis hors d’état de nuire, 650 rapatriés auxquels s’ajoutent 2271 dépendants.
Des tableaux qui parlent d’eux-mêmes, en plus du facteur âge et de celui de l’intégration. Avant ces opérations, le rapport Mapping avait fait état d’operations entreprises en son temps par l’Armée patriotique rwandaise (APR) pour effacer les Hutu de la carte géopolitique de l’Afrique des Grands Lacs à l’occasion de la chute du régime Habyarimana et du génocide qui l’avait consacré.
Ainsi vole en eclats la rhétorique du régime de Kigali et, avec lui, le prétexte qui a toujours servi de fondement à son narratif fallacieux sur le territoire de la RDC.
Bienvenu-Marie Bakumanya

