Kinshasa, 11 septembre 2026 (ACP).- Des Officiers de police judiciaire (OPJ), auteurs d’arrestations arbitraires ont été appréhendés vendredi, lors d’une tournée organisée par l’inspecteur général de la Police nationale congolaise (PNC), dans le regroupement communal de Tshangu, dans l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo(RDC).
« Nous sommes sur le terrain dans une mission officielle signée par l’inspecteur général de la police nationale congolaise, le commissaire divisionnaire principal, Patience Yav Mushid. Cette mission consiste notamment à contrôler les conditions de détention, la régularité des documents d’arrestation et la durée de détention dans les commissariats urbains, commissariats (Ciat) et sous-commissariats (Sous-ciat) », a dit le commissaire supérieur, Jean-Claude Tshibuyanga, chargé d’investigation à l’Inspection générale de la PNC (IG-PNC) et chef de mission.
Il a fait savoir que cette mission consiste également à contrôler et à évaluer le respect des droits humains et de la protection des libertés individuelles et collectives par le personnel policier du commissariat urbain de Tshangu et N’sele. « Contrôler et enquêter sur toutes les formes de tracasseries constatées et le respect de la réglementation sur la taxation des amandes transactionnelles par les OPJ », a-t-il martelé.
S’adressant aux éléments de l’ordre trouvés sur place, le commissaire supérieur Tshibuyanga a rappelé à ces derniers l’importance de cette mission qui consiste, notamment à veiller au respect de droits de l’homme dans l’exercice de leurs fonctions.
« Vous êtes ici pour assurer la sécurité de la population et ses biens. Vous êtes appelés à veiller au respect des droits de l’homme dans l’exercice de votre fonction. Les arrestations arbitraires, le non-respect des délais légaux dans des cellules de détention ne font pas partie de votre mission », a-t-il dit.
Des mineurs libérés
En outre, lors de cette descente dans cette partie de la ville, des inspecteurs de l’IG-PNC ont procédé à la libération de quelques mineurs arrêtés de manière arbitraire.
«Je suis dans le business de la fabrication de chips. Je revenais du travail dans le boulevard vers 18 heures, subitement, j’ai vu des policiers à mes côtés. Ils m’ont arrêté sous prétexte que je suis un gang. Arrivé au sous-Ciat, personne ne m’a interrogé avant de me placer dans le cachot jusqu’à votre arrivée. Je ne connaissais pas mon sort, merci pour votre travail et votre professionnalisme», a témoigné Ibrahim Muteba, un détenu trouvé libéré sur place.
Dans chaque commissariat urbain, Ciat et sous-Ciat où sont passés les inspecteurs de la police, il a été constaté notamment des cas de violation des droits de l’homme, tels que les arrestations arbitraires, les mauvaises conditions d’incarcération, le non-respect des procédures et la détention des mineurs dans les cachots.
Les OPJ appréhendés au cours de ce déploiement ont été conduits à l’inspection générale de la police pour des explications devant les inspecteurs. D’autres cas trouvés en flagrance ont été également interpellés.
ACP/L/K

