Kinshasa, 8 novembre 2025 (ACP).- L’apport de l’intelligence artificielle (IA) dans le processus de correction de l’Examens d’Etat en République démocratique du Congo a été expliqué, samedi, à la conférence mondiale sur l’internet qui se tient en Chine, par la ministre d’Etat en charge de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté, selon un communiqué.
«Pour garantir la méritocratie et lutter contre la fraude, le ministère a introduit l’Intelligence Artificielle dans le processus de correction de l’Examen national de fin d’études secondaires.
Ce qui, autrefois, prenait 45 jours et était sujet à l’erreur humaine, est désormais accompli en 3 jours, avec une fiabilité accrue », a déclaré Raïssa Malu, ministre d’Etat à l’Education nationale citée par le communiqué.
« Après son intervention à l’ouverture du Sommet, la Ministre d’État est intervenue ce samedi 8 novembre, lors d’une session de haut niveau, sur le thème : « Approfondir la coopération pratique pour favoriser un nouvel écosystème numérique ». Cette session a réuni des autorités gouvernementales, des géants technologiques et des institutions de recherche, afin de partager les innovations numériques introduites dans le système éducatif congolais », a fait savoir la source.
Selon le communiqué, la ministre Malu a présenté le modèle congolais à travers trois actions concrètes.
« La Blockchain pour la souveraineté et la confiance numérique a été le deuxième modèle présenté. La ministre a affirmé que l’intégrité du capital humain commence par la fiabilité de ses titres. Face au problème endémique de la falsification des diplômes, la RDC délivre désormais des e-diplômes sécurisés par la Blockchain, afin de protéger l’avenir des jeunes contre la contrefaçon et de renforcer la crédibilité du pays sur la scène internationale », a noté la source.
A propos de l’inclusion par l’accès, le troisième modèle exposé, la ministre d’État a rappelé que la RDC, pays-continent au cœur de l’Afrique, fait face au défi d’atteindre des millions d’enfants dispersés, souvent dans des zones reculées ou en conflit.
« Pour relever ce défi, le Gouvernement a légalisé et encadré l’enseignement à distance, offrant ainsi au plus grand nombre la clé d’accès au cyberespace. C’est le socle de l’équité pour un développement durable », a souligné Raissa Malu.
Elle a formulé un plaidoyer pour une coopération internationale fondée sur trois piliers essentiels : la mutualisation des expériences en gouvernance numérique ; l’inclusion, qui ne se réalise pas uniquement par les infrastructures, mais aussi par la capacité d’opérer hors réseau et en langues locales ; et l’investissement dans l’humain, soulignant que « l’Afrique est le réservoir de la jeunesse mondiale ». ACP/UKB

