Le parti du ministre Budimbu favorable à un « éventuel » troisième mandat de Tshisekedi

Kinshasa, 09 mars 2026 (ACP).-Le parti du ministre des Sports Didier Budimbu promet d’apporter son soutien à un « éventuel » troisième mandat à la tête de la République démocratique du Congo (RDC) du Président Félix Tshisekedi, se prononçant clairement samedi sur la modification de la Constitution, lors d’un meeting à Luozi, dans le Kongo Central, dans le Sud-Ouest du pays.

À Luozi, devant les partisans venus l’accueillir, le président du parti Autre vision du Congo (AVC), membre de la coalition au pouvoir Union sacrée de la nation, a déclaré que sa formation politique accompagnerait « éventuellement » une candidature du Président Tshisekedi à un troisième mandat. 

Il s’est, par la même occasion, engagé à proposer à l’Union sacrée de soutenir une révision de la Constitution, afin de permettre ce troisième mandat, affirmant que «le pays tient désormais un chef dont l’amour de la nation est indéniable», pour justifier sa prise de position.  Le parti présidentiel s›est clairement prononcé en faveur du changement de la Constitution, par la voix de son secrétaire général, Augustin Kabuya. « Soyez calmes, il y aura changement de la Constitution », a-t-il fait savoir devant les partisans au siège du parti lors d’une réunion publique. 

Le ministre Budimbu est un proche du Chef de l’État qui avait déjà été ministre des Hydrocarbures où il avait conduit un projet de valorisation des blocs pétroliers.  Actuellement ministre des Sports, il a conduit les Léopards jusqu’aux barrages de la prochaine Coupe du monde. À propos des débats sur la Constitution, auparavant, le professeur André Mbata, secrétaire permanent de la famille politique du Chef de l’État, avait lancé l’idée d’une révision de la Constitution. 

Quant au constitutionnaliste Évariste Boshab, très respecté dans les milieux des juristes congolais, cette Constitution mérite d’être modifiée pour avoir totalisé plus de 17 ans. L’opposition congolaise ne l’entend pas de cette oreille, multipliant des arguments pour soutenir que la Constitution ne posait aucun problème dans le bon fonctionnement du pays. ACP/C.L.

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