Kinshasa, 10 novembre 2025 (ACP).- L’instabilité des institutions provinciales de la République démocratique du Congo, la sécurité et les arriérés de paiement affectant leur fonctionnement ont été évoquées, lundi, par la Première ministre et une délégation des présidents des Assemblées provinciales, au cours d’une réunion tenue à Kinshasa la capitale, selon un communiqué.
« Nous avons demandé à Son Excellence Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, de ne pas se limiter aux communications déjà faites. Il s’agit désormais de réfléchir aux origines de cette instabilité, d’analyser froidement la situation, d’en identifier les causes et d’établir un diagnostic approprié, en vue de proposer une thérapie adaptée », a déclaré, Mateus Kanga, président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo et porte-parole de la délégation cité par la source.
Selon la source, ce député provincial et président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo a relevé le risque de ne traiter que les symptômes sans s’attaquer aux racines du problème.
« Les Assemblées doivent continuer à exercer leur rôle de contrôle, mais que celui-ci ne soit pas un prétexte pour régler des comptes. Il doit suivre des procédures établies, respecter les normes en vigueur et être exercé avec discernement, en tenant compte de la situation de tension que traverse le pays dans certaines régions. Nous sommes en guerre ; il faut en tenir compte », a-t-il dit.
La délégation des présidents des Assemblées provinciales de la RDC a également exprimé de vives préoccupations concernant les arriérés de salaires des députés provinciaux, qui s’élèveraient à sept mois. Elle a sollicité l’intervention de la Cheffe de l’Exécutif national pour résoudre cette situation.
Un appel a également été lancé en vue de promouvoir la retenue et la responsabilité dans un climat de fortes tensions. Par ailleurs, la question de la gouvernance provinciale a été abordée, en insistant sur le suivi rigoureux des investissements de l’État au niveau local. Ce suivi, a rappelé la Première ministre, doit être assuré conjointement par les députés provinciaux, l’Inspection générale des finances (IGF), la Cour des comptes et les autres organes de contrôle.
Face à ces préoccupations, la Première ministre a rassuré la délégation quant à la volonté du Chef de l’État de garantir le bon fonctionnement des institutions provinciales et à l’engagement de son Gouvernement en faveur de leur stabilité. Elle a exhorté les élus provinciaux à ne pas faire du contrôle parlementaire un instrument de règlement de comptes, particulièrement dans un contexte où le pays fait face à des attaques dans sa partie Est.
La Première ministre s’est engagée à trouver des solutions rapides à cette question, jugée essentielle tant pour les élus que pour les populations qu’ils représentent.
ACP/C.L.

