Maï-Ndombe : cinq miliciens « Mobondo » se rendent à l’armée congolaise à Kwamouth

Kwamouth, 9 juillet 2025 (ACP).- Cinq combattants de la milice « Mobondo » se sont volontairement rendus aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dans le cadre d’une opération militaire en cours menées à Kwamouth dans le sud-ouest du pays, selon un communiqué consulté mercredi.

« Dans le cadre des opérations menées par les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) contre la milice Mobondo dans l’ouest du pays, cinq combattants, dont une femme, ont volontairement déposé les armes et se sont rendus le mardi à l’armée loyaliste à Kwamouth, chef-lieu du territoire portant le même nom dans la province du Maï-Ndombe », a déclaré le capitaine Anthony Mualushayi, porte-parole des opérations « Ngemba » (paix), cité dans le communiqué.

Cette reddition, a-t-il expliqué, est le fruit de la pression exercée par les FARDC, dans le cadre des opérations « Ngemba », déployées notamment sur l’axe Bagata–Kwamouth, un corridor stratégique de lutte contre les groupes armés opérant dans cette région.

Interrogés peu après leur abandon à la milice, les ex-combattants « Mobondo » ont déclaré être épuisés par des mois de vie dans la brousse, mais surtout désabusés face aux promesses non tenues de leurs dirigeants.

« Nous avons été manipulés. Ceux qui nous poussent à nous battre ne vivent pas ce que nous vivons. Nous voulons désormais revenir à une vie normale », a témoigné l’un des combattants Mobondo.

Il a, à cette occasion, affirmé que plusieurs autres combattants qui se trouvent actuellement dans des fermes isolées au village de « Menko », envisagent également d’abandonner la lutte armée.

Un appel lancé aux combattants encore retranchés

Par ailleurs, le commandement des opérations « Ngemba » a exhorté les combattants Mobondo encore actifs dans la brousse, à abandonner la lutte armée et à suivre l’exemple de leurs pairs qui ont pris courageusement la décision de se ranger aux côtés des FARDC.

« Ceux qui continuent à suivre ces leaders (rebelles) qui les exploitent et les envoient au feu gratuitement doivent comprendre qu’ils sont manipulés. La porte est encore ouverte. Ils peuvent déposer les armes, sortir de la brousse et contribuer à reconstruire le pays », a-t-il appelé.

Les autorités militaires avaient affirmé que les ex-combattants seront traités conformément aux engagements pris par l’État congolais en matière de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Ils seront désarmés, cantonnés dans des centres encadrés et réorientés vers des activités civiles, dans le but de favoriser leur réintégration dans la société.

ACP/C.L.

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