Kinshasa, 5 mars 2026 (ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo a dit envisager des mesures fortes visant à renforcer les recettes pour le paiement des salaires des agents de l’État, a annoncé jeudi le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, à l’issue de la réunion du Comité de conjoncture économique (CCE).
« Aujourd’hui particulièrement, nous nous sommes attardés sur la situation des finances publiques, qui nécessite des mesures fortes visant à renforcer les recettes, mais également à mieux contrôler les dépenses, de manière à faciliter la régularisation du paiement des salaires », a déclaré Daniel Mukoko, vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale et porte-parole du CCE.
M. Mukoko a, en outre, reconnu que des décalages sont observés dans la paie des salaires des agents et fonctionnaires de l’État. Pour lui, la situation s’explique par les tensions actuelles sur la trésorerie publique.
« Le décalage est dû à une tension sur la trésorerie. Il y a déjà quelques mois, le Gouvernement mettait l’accent sur le poids grandissant de la masse salariale », a-t-il fait savoir.
Le vice-Premier ministre de l’Économie a également évoqué la pression exercée par d’autres dépenses jugées prioritaires, notamment les dépenses sécuritaires liées au contexte de crise que traverse le pays, ainsi que les dépenses humanitaires consécutives à la situation de guerre.
A l’en croire, face à cette conjoncture, le gouvernement envisage plusieurs mesures visant à améliorer l’organisation des recettes publiques. Ces dispositions s’inscrivent, selon lui, notamment dans le cadre de l’instruction du Président de la République, Félix Tshisekedi, relative à l’audit de l’état liquidatif de la paie.
Daniel Mukoko a assuré que ces mesures devraient permettre de soulager la trésorerie de l’État et de rétablir progressivement un rythme normal de paiement des salaires.
« L’objectif du Gouvernement est de revenir à un paiement des salaires dans le mois, comme c’était le cas auparavant », a-t-il précisé.
L’impact de la crise au Moyen-Orient
Selon la source, la réunion du CCE s’est également penchée sur les conséquences potentielles de la crise en cours au Moyen-Orient sur l’économie congolaise.
Le Comité a analysé les risques liés à l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Là aussi, des mesures urgentes sont envisagées afin de préserver la stabilité des prix et garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburant.
Par ailleurs, Ferdinand Massamba, ministre de l’Emploi et Travail, cité dans le communiqué, a informé le Comité de l’inauguration prochaine d’un nouveau centre de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). Il a également annoncé la publication prochaine des données relatives à la création d’emplois pour les années 2023, 2024 et 2025.
Selon lui, une enquête est actuellement en cours pour ce faire et ses résultats devraient être rendus publics d’ici la fin du mois de mars.
ACP/C.L.

