Paysages transfrontaliers en Afrique centrale : recommandation d’intégrer le secteur privé dans la conservation

Kinshasa, 05 mai2026(ACP).- Un nouveau paradigme d’investissement dans la conservation des paysages transfrontaliers en Afrique centrale, intégrant le secteur privé, a été recommandé à l’issue d’une rencontre sur le programme environnemental« Natur Africa », à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

« Il ne s’agit plus uniquement de recourir aux subventions classiques pour la conservation, mais plutôt d’identifier et de développer des opportunités pour le secteur privé, tout en valorisant les potentialités économiques des paysages ruraux à forte valeur de biodiversité. Cette dynamique doit également bénéficier aux populations riveraines et aux communautés locales », a déclaré Steven Peedell, chef d’équipe de la délégation de l’UE/Cameroun des facilitateurs pour le corps« Natur Africa ».

« Aujourd’hui, nous arrivons à la clôture de cet atelier de deux jours. Nous avons eu des discussions très intenses, riches et particulièrement intéressantes, avec des échanges impliquant les autorités, les opérateurs, les conservateurs, les bailleurs, ainsi que l’ensemble des acteurs du secteur de la conservation et du développement de l’économie verte », a-t-il ajouté.

Les participants ont préconisé, à cet effet, le renforcement de la coopération interétatique pour la conservation de ces paysages transfrontaliers, ce qui entre dans la vision du programme écologique de l’UE.

« C’est précisément dans ce cadre qu’un réseau comme Natur Africa prend tout son sens. Il permet de partager les besoins, de mutualiser les solutions,  de valoriser les bonnes pratiques et de renforcer la collaboration entre les pays. Ces questions transfrontalières posent certes des défis importants, mais elles offrent également de réelles opportunités », a-t-il soutenu.

« Bien entendu, chaque pays reste souverain dans la gestion de sa biodiversité et dans la recherche d’opportunités économiques. Toutefois, les enjeux transfrontaliers présentent des spécificités importantes : ils nécessitent des accords entre États, des mécanismes de coopération efficaces et des approches harmonisées », a ajouté l’expert de l’UE.

Dans son mot de clôture des travaux, le directeur administratif et financier de Comifaca salué la conclusion de ces assises qui ont proposé les premières perspectives prometteuses pour le dit programme.

« Au cours de cette deuxième journée, nous avons renforcé l’ancrage de notre action en articulant NaturAfrica avec le Global Gateway, tout en esquissant les premières perspectives prometteuses pour NaturAfrica2. Nous avons également abordé, avec courage et détermination, la question des droits humains et la mise en œuvre du mécanisme de recours indépendant, des piliers indispensables à l’éthique de notre mission », a indiqué François Dayang, également facilitateur.

« NaturAfrica » est une initiative visant à soutenir la conservation de la biodiversité en Afrique en adoptant une approche centrée sur les êtres humains et leur environnement. Elle identifie des paysages prioritaires pour la conservation et le développement où l’UE concentrera son soutien pour la création d’emplois, l’amélioration de la sécurité et des moyens de subsistances durables, tout en préservant les écosystèmes essentiels à tous.

Ce programme repose sur trois (3) piliers : la conservation de la biodiversité à travers notamment le suivi écologique ; la promotion de l’économie verte à travers l’agriculture durable et l’énergie renouvelable, ainsi que le renforcement de la gouvernance par la mise en place de plateforme multi-secteurs et des mécanismes de gestion des plaintes et d’autres.

Il s’agit de la deuxième réunion du Comité d’orientation stratégique du programme environnementale, NaturAfrica de l’UE pour l’Afrique centrale, organisé durant deux jours à Kinshasa. ACP/ODM

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