Programme de désarmement et démobilisation : une alternative pour la paix et la cohésion sociale

Kinshasa,  22 mars 2024 (ACP).-  L’état d’avancement et les perspectives du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS), pour la paix et la cohésion sociale ont été au menu jeudi du briefing spécial  à Kinshasa en République démocratique du Congo  animé  par le ministre de la Communication et medias  et la Coordonnateur  naturel dudit programme. «  Le programme P-DDRCS est d’abord un programme de stabilisation, de paix, de cohésion sociale qui a regroupé tous les anciens programmes. Le Chef de l’État a voulu un programme national qui puisse s’occuper non seulement de la cohésion sociale, mais aussi de la transformation des conflits, du dialogue intercommunautaire (…) Il en a fait un programme qui s’occupe aussi de ramener l’autorité de l’État partout où elle manquait. Un programme chargé également des questions sécuritaires parce qu’il fait partie de ce qu’on a appelé la Réforme du secteur de sécurité », a déclaré Jean-Bosco Bahala,  coordonnateur national du PDDRCS.  « Il y a également le volet économique pour ceux qui ont porté des armes », a-t-il  dit, ajoutant que  » ce programme a aussi pour but de faire en sorte que là où sont venus les groupes armés, le développement revienne pour qu’il puisse contribuer à la stabilisation. Ce programme s’occupe également du désarmement, du désengagement de ceux-là qui avaient porté les armes, de leur démobilisation réelle », a-t-il expliqué. Par ailleurs,  il a fait savoir qu’il existe des structures qui s’occupent de la sensibilisation, de la communication des actions du programme,  avant de relever des avancées : « aujourd’hui nous pouvons dénombrer moins de 100 groupes armés qui sont là. Beaucoup de groupes armés qui existaient sont demandeurs d’entrer dans le programme de désarmement. Ensuite nous avons repris contact avec les partenaires qui travaillent avec nous au niveau du gouvernement, a dit le coordonnateur national. Ce programme a une vocation nationale parce qu’il va  s’implanter partout où   y a des foyers de tensions à travers tout le pays. Des antennes sont en train d’être mises en place dans d’autres provinces. Auparavant,  le coordonnateur national Bahala a évoqué le volet historique relatif aux avancées et buts de ce programme qui date de 2019 et qui répond à la problématique des groupes armés.  

Objectif  du Programme

« Dans les statistiques que nous avons, le programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation avait initialement pour objectif de s’occuper d’au moins 50 000 ex-combattants. Parmi ceux qui ont manifesté un réel intérêt et ont été intégrés dans le programme, nous comptons environ 13 000 à 14 000 membres de groupes armés. En ce qui concerne la réintégration communautaire, nous suivons actuellement entre 4500 et 5000 personnes qui sont sur le point d’entrer dans le programme de réintégration sociale, de réintégration communautaire et de réinsertion économique afin d’apprendre des métiers», a déclaré Abbé Jean-Bosco Bahala.  En ce qui concerne la réintégration communautaire, nous suivons actuellement entre 4500 et 5000 personnes qui sont sur le point d’entrer dans le programme de réintégration sociale, de réintégration communautaire et de réinsertion économique afin d’apprendre des métiers», a dit le coordonnateur national du PDDRCS. ACP/

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