Kinshasa, 12 septembre 2026 (ACP).- Le Président de la République démocratique du Congo a épinglé cinq actions prioritaires à mener par le gouvernement pour renforcer substantiellement le Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes (FSPEEJ), lors d’une cérémonie organisée samedi à Kinshasa.
« J’instruis le gouvernement, sous la coordination de Mme la Première ministre, de travailler au renforcement substantiel du FSPEEJ. Et cela devra se faire autour de cinq priorités », a déclaré le Président Félix Tshisekedi, à la cérémonie de remise des documents de formalisation de 537 entreprises des jeunes, au Centre culturel et artistique d’Afrique centrale.
Il a, en premier lieu, cité le renforcement et la sécurisation des moyens d’action de cette structure, avant d’insister sur l’accompagnement des entrepreneurs, même après leur formalisation.
« Premièrement ; renforcer et sécuriser les moyens d’action du Fonds. Un examen devrait être engagé afin de consolider sa dotation et de rendre plus prévisibles les ressources consacrées à la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes. Nous devons donner au Fonds les moyens de ses missions, tout en garantissant une gestion rigoureuse, transparente et orientée vers les résultats », a soutenu le Chef de l’Etat.
Il a, en outre, recommandé d’adapter les instruments du Fonds aux différentes étapes de la vie d’une entreprise, estimant que les besoins des porteurs d’idées diffèrent de ceux des entreprises formalisées ou déjà engagées dans une phase de croissance.
Le Président Tshisekedi également préconisé un accompagnement des entrepreneurs après la formalisation, notamment à travers la formation en gestion, le mentorat et l’assistance technique.
« En quatrième position, le Chef de l’État a évoqué la nécessité de faciliter l’accès des jeunes créateurs d’entreprises au marché », a-t-il soutenu, avant d’appeler le gouvernement à renforcer les passerelles entre les entreprises formalisées, les marchés publics, le secteur privé, les grandes entreprises, les chaînes de sous-traitance et les possibilités offertes par le commerce régional.
En cinquième position, le Président de la République a cité la mise en place d’un dispositif rigoureux de suivi et d’évaluation.
« Nous ne devons plus apprécier nos politiques uniquement à partir du nombre d’entreprises formalisées ou financées. Nous devons également savoir combien poursuivent leurs activités après une, trois ou cinq années, combien créent des emplois, combien augmentent leur production, combien accèdent au crédit, concluent des contrats ou conquièrent de nouveaux marchés », a dit le Chef de l’Etat, insistant sur la nécessité de fixer des objectifs à la fois précis, mesurables et réalistes, assortis d’échéances clairement définies.
Selon lui, « l’efficacité d’une politique publique ne saurait se mesurer au seul nombre de dossiers traités. Elle doit avant tout s’apprécier à l’aune des changements durables qu’elle produit concrètement dans la vie des populations ».
ACP/ SN

