RDC : des réflexions des acteurs de la société civile autour de la Constitution

Kinshasa, 2 mars 2026 (ACP).- Des réflexions autour de la Constitution congolaise a été  au centre d’un atelier organisée vendredi  au Pullman Hôtel dans la capitale de la RDC à l’intention des différents acteurs de la société civile en présence de l’ambassadeur d’Allemagne en République démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP lundi d’un participant Dodo Mbuyi.

<<La Constitution est un instrument de paix et de cohésion. Elle ne doit pas rester dans le texte mais plutôt s’appliquer conformément>>, a déclaré le représentant résident de la fondation Konrad Adenauer, Timo Roujean dans son mot de circonstance.

Plus de cinquante représentants de la société civile ont suivi six ecposés de cette rencontre organisée sous le thème « les 20 ans de la Constitution congolaise. Les nouvelles perspectives constitutionnelles en Afrique et en RDC ». Le premier exposé a été  celui de l’ambassadeur d’Allemagne en RDC, Ingo Hurbert qui a planché sur  « le constitutionnalisme allemand d’après-guerre et son évolution jusqu’au 21 ème siècle : Inspiration pour le continent africain » ;  M. Giles Badet, secrétaire de la cour constitutionnelle au Bénin, a axé son exposé sur « le constitutionnalisme en Afrique francophone : tendances, défis et expériences liés aux changements constitutionnels ».

Le professeur de droit, Théodore Holo, 4 ème président de la cour constitutionnelle et ministre honoraire de la justice et des affaires étrangères au Bénin, a tablé sur « le système semi-présidentiel  : expériences et perspectives d’un système constitutionnel contesté en Afrique (francophone) ».

Les participants ont également suivi les exposés d’Erik Kennes, Senior Fellow Royal Egmont Institute de Belgique, sur « les enjeux de la constitution congolaise : entre pouvoir et droit », du professeur Jacques Djoli Esenge Ekeli, rapporteur à l’Assemblée nationale sur « l’architecture politico-administrative instituée par le constituant de 2006 » et du professeur Marcel Wetshokonda sur « le processus d’élaboration de la Constitution du 18 février 2006 : étapes majeures et acteurs ».

Ces travaux regroupant divers acteurs de la société civile avaient  pour objectif de réfléchir sur quelques points marquant la force et la faiblesse de la Constitution congolaise à l’origine de divergences des uns et des autres. Un débat houleux s’en est suivi avant la clôture de cette activité  organisée par la fondation Konrad Adenauer avec l’institut pour la démocratie et le leadership politique  (IDLP).

ACP/C.L.

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