Kinshasa, 26 septembre 2026 (ACP).- Le Gouvernement congolais a été chargé de mettre en place un identifiant unique pour les entreprises en République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, selon le compte rendu du 99ème Conseil des ministres lu vendredi à la télévision nationale.
« Le Président de la République tient à simplifier les étapes d’identification et de formalisation des entreprises pour consolider nos efforts visant à améliorer durablement le climat des affaires, à promouvoir l’entrepreneuriat et à moderniser l’administration publique. (…) À cet effet, il a chargé le Gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, par l’intermédiaire des ministères, administrations et services concernés, de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de la mise en place effective de l’identifiant unique des entreprises », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias.
D’après lui, la mise en place de ce système d’identifiant unique implique notamment la suppression de la multiplicité des étapes, des numéros et des références délivrés par différents administrations et services publics.
« Cela exige la suppression de la multiplicité d’étapes, des numéros et des références délivrés par diverses administrations et services publics, qui alourdissent les procédures, génèrent des coûts supplémentaires et entraînent des redondances dans la collecte et le traitement des informations », a fait savoir le Président Tshisekedi, cité par le ministre Muyaya.
Il a, à cet effet, appelé à « une évolution rapide et profonde de nos procédures en vue de les rendre compatibles avec les exigences actuelles de simplification administrative, de formalisation de l’économie et de transformation numérique de l’État », avant de rappeler que cette réforme s’inscrit dans le prolongement de son adresse du 12 septembre 2026, à l’occasion de la remise des documents de formalisation aux jeunes entrepreneurs.
« Il avait instruit le Gouvernement de renforcer les capacités opérationnelles du Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes afin d’en faire un véritable levier d’accompagnement et de développement des entreprises portées par les jeunes », a rappelé le Porte-parole du gouvernement.
Le Chef de l’État a également relevé les atouts de cette démarche novatrice, notamment la traçabilité et la fiabilité des informations.
« Cet identifiant réduira les formalités répétitives, fluidifiera les échanges de données, améliorera la traçabilité et la fiabilité des informations, favorisant ainsi la formalisation de l’économie, la lutte contre la fraude et une meilleure mobilisation des recettes publiques. Cette réforme ne saurait toutefois se réduire à une simple interconnexion technique des bases de données existantes », a-t-il souligné.
Harmonisation des textes légaux et réglementaires
En outre, cette réforme devra s’accompagner d’une évolution et, le cas échéant, d’une harmonisation des textes légaux et réglementaires régissant les différentes administrations et services concernés, afin de supprimer les exigences devenues redondantes ou obsolètes et d’adapter le dispositif normatif aux exigences actuelles de l’environnement des affaires, de la transformation numérique et de la simplification administrative.
Le Président de la République y voit un signal fort de modernisation de l’État et d’amélioration du climat des affaires, permettant de garantir aux entrepreneurs et aux investisseurs, particulièrement aux jeunes porteurs de projets, un environnement administratif plus simple, plus rapide, plus transparent et plus prévisible.
Une attention particulière devra être accordée à l’harmonisation du cadre légal et réglementaire applicable, à la rationalisation des procédures existantes, à l’interopérabilité des systèmes et bases de données, ainsi qu’à la sécurisation des échanges d’informations.
« Un rapport circonstancié sur les dispositions prises, les mécanismes retenus, ainsi que le chronogramme de mise en œuvre effective de cette réforme est attendu dans un délai de trois mois », a conclu le compte rendu du Conseil des ministres. ACP/ Ng

